Sarah M
La mobilisation se poursuit dans les structures de santé de la wilaya d’Oran à l’occasion d’Octobre rose. Au CHU d’Oran, le service d’anatomie pathologique et d’embryologie a organisé, mercredi 14 octobre, une nouvelle action de sensibilisation à l’entrée de l’établissement, mettant l’accent sur l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et la nécessité de lever les appréhensions qui retardent souvent le recours au diagnostic.
Placée sous la supervision de la professeure Rahma Ghelmoul, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne de prévention lancée au début du mois en cours et déployée à travers les différents établissements de santé de la wilaya. L’objectif est de rapprocher l’information médicale des femmes, de renforcer leur sensibilisation aux risques liés à cette maladie et de les encourager à adopter les bons réflexes en matière de prévention et de suivi médical.
Au CHU d’Oran, les équipes mobilisées ont proposé des conseils et des orientations médicales aux citoyens, tout en distribuant des dépliants explicatifs consacrés aux moyens de prévention et à l’intérêt du dépistage.
Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de ne pas négliger les contrôles réguliers et de consulter sans tarder devant tout signe suspect. Car, face au cancer du sein, la précocité du diagnostic demeure un facteur déterminant pour une prise en charge adaptée et de meilleures chances de guérison.
La campagne ne se limite toutefois pas aux enceintes hospitalières. Plusieurs établissements de santé de la wilaya ont également choisi d’aller à la rencontre des femmes dans leurs lieux de travail et d’études, en organisant des actions de proximité au sein d’institutions, d’entreprises et de campus universitaires. Cette démarche vise à toucher un public plus large, notamment les femmes qui ne fréquentent pas spontanément les structures sanitaires pour s’informer sur le dépistage.
À travers cette mobilisation, les professionnels de la santé entendent faire de la prévention un réflexe durable, au-delà du seul mois d’octobre. L’enjeu est autant médical que social : briser les tabous, dissiper les craintes et rappeler que s’informer, se faire examiner et consulter à temps peuvent changer considérablement le cours de la maladie.




