Habib Benaouda 

La course aux élections locales du 28 novembre prochain s’annonce particulièrement délicate pour plusieurs formations politiques à Oran.

L’exclusion de dizaines de candidats à l’issue des enquêtes administratives et sécuritaires a contraint les partis concernés à engager une opération de remplacement dans un contexte marqué par la difficulté de trouver de nouveaux profils répondant aux conditions légales.

Si le FLN et le MSP semblent mieux préparés à absorber le choc grâce à leurs candidatures de réserve, d’autres formations se retrouvent confrontées à un véritable casse-tête.

Selon les informations disponibles, les services de la délégation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) ont notifié aux représentants des partis les décisions d’exclusion prises après l’examen des dossiers de candidature. 

Les mesures concernent notamment des élus en exercice, d’anciens élus, ainsi que des fonctionnaires et des cadres des collectivités locales. Elles ont été prononcées sur la base des dispositions de la loi organique relative au régime électoral, notamment ses articles 184 et 200, selon les cas concernés.

L’ampleur des exclusions apparaît notamment à El Kerma et à Bir El Djir. Pas moins de 19 candidats figurant sur la liste du Rassemblement national démocratique (RND) à El Kerma auraient été écartés, contre 13 à Bir El Djir. Une situation qui oblige les responsables locaux à accélérer leurs démarches pour combler les postes vacants et préserver la participation de leur formation au scrutin.

Au-delà du remplacement des candidats, les partis doivent également veiller au respect des critères encadrant la composition des listes, particulièrement ceux liés à la représentation des jeunes et des candidats de moins de 40 ans, sans compter la constitution des dossiers administratifs dans les délais impartis.

Autant de contraintes qui réduisent la marge de manœuvre des formations les moins préparées.

À l’inverse, le FLN et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) disposent d’un avantage non négligeable. Le FLN compterait quelque 120 dossiers de réserve pour la liste de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), 150 pour l’APC d’Oran et près de 70 pour celle de Bir El Djir. Le MSP dispose, lui aussi, de candidatures alternatives lui permettant de remplacer plusieurs noms écartés, même si son stock serait moins important.

Pour les autres formations, la recherche de remplaçants s’annonce plus laborieuse. Des sources partisanes évoquent une réticence à se porter candidat, y compris parmi certains militants. Cette difficulté intervient alors que les bureaux locaux doivent simultanément recomposer leurs listes, respecter les critères réglementaires et finaliser les dossiers dans les délais.

À l’approche de l’échéance électorale, la disponibilité des candidatures de réserve pourrait ainsi faire la différence entre les partis capables de surmonter rapidement les exclusions et ceux qui risquent de buter sur la finalisation de leurs listes.