Montée en puissance des exportations hors hydrocarbures

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Wassila. B

Les chiffres dévoilés hier par Zohir Moussaoui, directeur central au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, confirment une tendance encourageante : les exportations hors hydrocarbures de l’Algérie ont progressé de 10 % pour atteindre quatre milliards de dollars durant les huit premiers mois de 2026. Cette performance, qui place le pays sur la trajectoire d’un objectif de cinq milliards de dollars en fin d’année, témoigne des efforts engagés pour diversifier une économie longtemps dépendante des revenus pétroliers et gaziers. Elle mérite d’être saluée comme un signal positif, celui d’une Algérie qui commence à récolter les fruits de sa stratégie de production nationale.

Le détail de ces exportations révèle une réalité plus concrète encore : avec 213 millions de dollars de produits alimentaires exportés entre janvier et août 2026, en hausse de 15 % sur un an, le pays démontre un savoir-faire croissant dans l’agroalimentaire. Chocolat, huile d’olive, biscuits, fromages, conserves, margarine, sauces et épices composent désormais un catalogue exportable qui dépasse le simple stade de l’anecdote. L’exemple des biscuits est éclairant : alors que l’Algérie importait pour 28 millions de dollars de ce produit, elle a su développer une offre locale compétitive et de qualité, au point d’inverser la tendance. Cette montée en gamme de la production nationale est le socle d’une souveraineté économique durable.

Cette dynamique n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une vision politique clairement assumée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de la diversification économique et de la promotion des exportations hors hydrocarbures un axe stratégique de son programme. Les encouragements à la production locale, le soutien aux entrepreneurs et la volonté de substituer aux importations une offre nationale compétitive portent aujourd’hui leurs fruits. La mise en garde présidentielle sur le rapatriement des devises, loin d’affaiblir cet élan, en constitue au contraire le prolongement logique : elle vise à garantir que chaque dollar exporté profite effectivement à l’économie nationale, dans un souci de rigueur et de transparence qui honore la gestion publique.

L’objectif des cinq milliards de dollars en fin d’année n’est plus une simple ambition théorique : il devient un cap réaliste, soutenu par une volonté politique affirmée et par des opérateurs économiques de plus en plus nombreux à croire en la compétitivité algérienne. Cette progression, mesurée mais constante, illustre la pertinence des choix présidentiels et la capacité du pays à relever le défi de la diversification. Si les exportations d’hydrocarbures demeurent, à 37,5 milliards de dollars sur neuf mois selon le ministre Mohamed Arkab, la principale source de devises, la trajectoire engagée hors hydrocarbures démontre que l’Algérie avance résolument vers une économie plus équilibrée, plus souveraine et plus tournée vers l’avenir.