H. Nassira
La pression démographique et l’expansion urbaine remettent la question des infrastructures scolaires au centre des préoccupations syndicales à Oran. L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) plaide pour la réalisation de collèges de type base 7 afin de désengorger les classes, tout en réclamant une solution au dossier des établissements réceptionnés sans logements de fonction. Ces revendications ont été réitérées dans le cadre du dialogue engagé par la Direction de l’éducation avec les partenaires sociaux.
Dans une déclaration à CapDz, Mahrez Hammouda, président du bureau de wilaya de l’UNPEF, a salué cette démarche de concertation, tout en soulignant la nécessité de traduire les échanges en mesures concrètes. Le syndicat poursuit, à cet effet, la transmission de ses préoccupations à travers des correspondances officielles et attend la programmation d’une rencontre bilatérale avec le directeur de l’éducation et les cadres du secteur, après la réunion collective tenue au début du mois d’octobre.
Des classes à plus de 40 élèves
Pour l’UNPEF, l’évolution de la carte scolaire ne peut être dissociée de l’extension des zones urbaines et de la multiplication des programmes de logements. Le syndicat réclame depuis plusieurs années la réalisation de collèges de type base 7, comprenant plus de 24 salles de classe, afin de renforcer les capacités d’accueil et de réduire la surcharge, particulièrement dans les secteurs soumis à une forte pression démographique.
Selon Mahrez Hammouda, les effectifs dépassant parfois les 40 élèves par classe illustrent l’urgence d’adapter les infrastructures scolaires aux besoins du terrain. Il appelle ainsi à intégrer les futures capacités d’accueil dans les programmes d’aménagement urbain, pour éviter que le décalage entre croissance résidentielle et équipements éducatifs ne s’accentue.
Le dossier sensible des logements de fonction
Autre revendication majeure : la régularisation de la situation des établissements mis en service sans logements de fonction. Le syndicat entend porter ce dossier à l’attention du wali d’Oran, par l’intermédiaire de la Direction de l’éducation, afin de remédier aux difficultés de gestion engendrées par cette carence.
Le président du bureau de wilaya cite notamment le collège Bouari Mehdi, à Mers El-Kébir, réceptionné en 2008 sans logements de fonction. D’après ses déclarations, cette situation aurait contribué à l’accumulation de problèmes internes et à des sanctions visant plusieurs directeurs. Il évoque également un établissement à Oued Tlélat, réceptionné en 2019, un collège près du quartier administratif de Belgaïd et un lycée dans le secteur de Hassnaoui.
Parallèlement, l’UNPEF fait état d’une vingtaine de correspondances adressées à la Direction de l’éducation concernant les préoccupations des personnels, les conflits professionnels, les insuffisances constatées dans certains établissements et l’ouverture de postes supplémentaires.
Le dialogue à l’épreuve des résultats
La Direction de l’éducation a engagé des rencontres bilatérales après une réunion consacrée au bilan de la rentrée scolaire 2026-2027 et à l’évolution de la carte scolaire. Les premiers échanges ont notamment concerné le syndicat des personnels des services économiques.
Si la démarche est saluée par l’UNPEF, l’enjeu reste désormais de déboucher sur des réponses tangibles aux revendications exprimées, aussi bien en matière d’infrastructures que de conditions de travail et de stabilité administrative.




