Meriem B
Enseignant à la faculté d’informatique de l’Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran, Abdelkader Daïri figure dans le classement international des 2 % de chercheurs les plus influents, établi par Stanford University et Elsevier. Ses travaux explorent les applications de l’intelligence artificielle dans des secteurs aussi stratégiques que la santé, l’industrie, la cybersécurité et les énergies renouvelables.
Une consécration scientifique qui honore l’USTO-MB et met en lumière la portée des travaux menés par ses enseignants-chercheurs. Abdelkader Daïri, enseignant à la faculté d’informatique, vient d’être distingué par son inscription parmi les 2 % de chercheurs les plus influents au monde, selon un classement établi par Stanford University et Elsevier. Une reconnaissance internationale qui vient couronner une décennie de recherche consacrée aux multiples applications de l’intelligence artificielle.
Titulaire d’un doctorat en intelligence artificielle obtenu à l’Université d’Oran Es-Sénia, le chercheur revendique plus d’une cinquantaine de publications scientifiques au cours des dix dernières années. Ses travaux s’inscrivent dans une démarche qui consiste à mobiliser les technologies intelligentes pour répondre à des problématiques concrètes, au croisement de l’innovation et des besoins de la société.
La navigation autonome figure parmi ses principaux axes de recherche. À travers des études sur la détection des obstacles par vision par ordinateur, il explore les mécanismes permettant aux véhicules et aux robots d’analyser leur environnement, d’identifier les obstacles et d’adapter leur trajectoire sans intervention humaine. Des travaux publiés notamment dans des revues scientifiques de référence.
Le champ de la santé occupe également une place importante dans ses recherches. Détection du Covid-19 à partir d’échantillons sanguins, modélisation de l’évolution de l’épidémie et prévision de certains risques pathologiques, notamment ceux liés à la maladie d’Alzheimer, aux affections cardiovasculaires et au diabète, illustrent la diversité de ses investigations.
L’intelligence artificielle est aussi mise à contribution dans la prévision de la production éolienne, la maintenance prédictive des équipements industriels et la détection des anomalies en cybersécurité. Des applications qui témoignent du potentiel de ces outils dans l’anticipation des risques et l’amélioration des performances.
Au-delà de cette distinction, Abdelkader Daïri défend une conception accessible de la recherche scientifique. Pour lui, la volonté, la persévérance et la passion peuvent suppléer le manque de moyens matériels. Un message qu’il adresse particulièrement aux jeunes chercheurs, convaincu que la qualité des travaux ne dépend pas nécessairement de la sophistication des équipements.
La direction de l’USTO-MB a salué cette distinction, y voyant une reconnaissance des compétences de ses chercheurs et une contribution au rayonnement scientifique de l’université.




