Fatima Benyekhlef
La pollution des cours d’eau transfrontaliers, la vulnérabilité des ressources souterraines et les réponses à apporter aux risques environnementaux ont été au cœur des travaux de la deuxième journée de l’IC-TWEP 2026, organisée mardi 27 octobre à Tlemcen. Les communications scientifiques et les échanges avec les partenaires institutionnels ont notamment porté sur l’oued Mouilah, la nappe de Maghnia et le barrage de Hammam Boughrara, au centre des préoccupations liées à la sécurité hydrique dans le Nord-Ouest algérien.
La matinée a été consacrée à des sessions plénières, avec notamment des communications techniques sur la pollution de l’oued Mouilah et les enjeux environnementaux liés au barrage de Hammam Boughrara.
Les travaux ont également été enrichis par l’intervention d’une ancienne ministre du Burkina Faso, venue présenter une expérience concrète de résolution des problèmes affectant les cours d’eau transfrontaliers.
Une autre communication a porté sur une approche proposée par le professeur Teraso Assefa, de l’université de Floride, aux États-Unis.
Les partenaires institutionnels associés aux débats
La matinée s’est poursuivie avec deux sessions organisées en parallèle, dont l’une a été consacrée aux partenaires socio-économiques intervenant dans les domaines de l’eau et de l’environnement.
Les échanges ont permis d’aborder les difficultés liées à la pollution de l’oued Mouilah et aux risques pesant sur le barrage de Hammam Boughrara, en associant les acteurs directement concernés par la gestion et la protection des ressources hydriques.
Des représentants de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), de l’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau (AGIRE), des laboratoires de recherche de l’université de Tlemcen et de la Délégation nationale aux risques majeurs, relevant du ministère de l’Intérieur, ont notamment pris part aux discussions.
Ces échanges s’inscrivent dans le prolongement des recherches conduites sur la pollution de l’oued Mouilah par les équipes scientifiques de Tlemcen, un travail suivi sur la période 2021-2026.
Le changement climatique au cœur des travaux
Les sessions de l’après-midi devaient prolonger cette réflexion, notamment autour des effets du changement climatique sur la pollution et des interactions entre les pressions environnementales et la qualité des ressources hydriques.
À travers cette démarche, l’IC-TWEP 2026 entend rapprocher les résultats de la recherche des préoccupations des institutions et des acteurs de terrain. La préservation des eaux transfrontalières, particulièrement dans le bassin de l’oued Mouilah, demeure un enjeu majeur qui appelle une meilleure connaissance des sources de pollution, une surveillance accrue et des réponses coordonnées.




