Sonatrach vient de rendre public le bilan de son activité et de ses réalisations en 2025. Il en ressort une légère hausse de la production d’hydrocarbures, une forte augmentation des investissements malgré un contexte énergétique international marqué par plusieurs aléas.

« En dépit de cette conjoncture défavorable, Sonatrach a fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation et de résilience, enregistrant des performances qui témoignent de la solidité de ses fondamentaux », indique le groupe pétrolier algérien dans son bilan annuel.

En 2025, Sonatrach a réalisé une production primaire de 193,7 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole), dont 47,5 millions de tonnes de pétrole, 134,3 milliards de m³ de gaz naturel, 8,3 millions de tonnes de condensat et 7 millions de tonnes de GPL. La production globale est en légère progression par rapport à 2024, tandis que le volume des exportations d’hydrocarbures du groupe et de ses associés s’est établi à 89 millions TEP, en baisse de 3% par rapport à l’exercice précédent.

Des progrès « significatifs » ont aussi été réalisés dans la réduction du torchage. Le volume global de gaz torchés s’est établi à 2,61 milliards de m³, en baisse de 31% sur cinq ans (par rapport à 2020).

Malgré l’environnement « contraignant », Sonatrach a su faire preuve de « résilience et de capacité d’adaptation », en poursuivant la mise œuvre de son plan de développement « avec détermination », écrit le PDG Noureddine Daoudi.

« Grâce la mobilisation de l’ensemble de ses ressources et à la maîtrise de ses activités », l’entreprise a pu « préserver sa dynamique de développement, tout en poursuivant la réalisation de ses objectifs et le déploiement de ses programmes d’investissement », se félicite-t-il.

Côté trésorerie, le géant pétrolier algérien déclare un chiffre d’affaires à l’exportation 5230 milliards de dinars algériens (38,53 milliards de dollars), sur 5748 Da (42,34 mds USD) de chiffre d’affaires global et un résultat net de 603 milliards Da (4,44 milliards USD), en forte baisse de de 26 % par rapport à 2024. « Cette diminution est due à plusieurs éléments dont le recul du prix du pétrole brut qui est passé de 81,87 dollars le baril en 2024 à 69,37 USD/bbl en 2025, contre 81,97 USD/bbl en 2024. La baisse du prix moyen de 8% du gaz naturel (9,54 USD/ MMBTU en 2025, contre 10,36 USD/MMBTU en 2024) a également pesé.

Sonatrach a aussi beaucoup investi en 2025. Un total de 1 078 milliards de DA (7,9 milliards de dollars US, en progression de 29% par rapport à 2024) ont été investis, dont 69% dans l’activité exploration-production. Ces sommes ont été notamment consacrées aux projets de Touggourt, Tinrhert, Rhourde Chegga, TFT Sud et Rhourde El Baguel, ainsi qu’aux projets de maintien de la production, particulièrement le mégaprojet de Boosting Hassi R’Mel phase III, étape 2, lit-on dans le rapport.

L’entreprise explique que la valorisation des ressources constitue « un axe majeur » de sa politique d’investissement, continuant la réalisation de « projets structurants majeurs » dans le raffinage et la pétrochimie, comme les nouvelles unités de Méthyl Tert-Butyl Ether (MTBE)  à Arzew et de Linear Alkyl Benzène (LAB) à Skikda, ainsi que la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud.

L’année 2025 a vu aussi le lancement de la réalisation d’une unité d’hydrotraitement et de reforming à la raffinerie d’Arzew, dotée d’une capacité de traitement de 780 000 tonnes de naphta lourd par an. Cette unité permettra de faire passer la production annuelle d’essence de 550 000 tonnes à 1,2 million de tonnes, « contribuant ainsi au renforcement de l’offre nationale en produits raffinés ».