Fatima Benyekhlef
Plus de 7 700 personnes se sont inscrites à Oran pour cette deuxième édition du programme national « Sanaâ », qui renforce son dispositif avec deux spécialités supplémentaires destinées aux femmes. À la clé, des formations courtes et essentiellement pratiques pour faciliter l’acquisition de compétences professionnelles et ouvrir des perspectives d’insertion.
L’apprentissage des métiers manuels gagne du terrain à Oran. La deuxième édition du programme national « Sanaâ », lancée lundi, enregistre déjà un engouement notable avec plus de 7 700 inscrits à l’échelle de la wilaya. Cette nouvelle session se distingue notamment par l’élargissement de son offre de formation, avec l’introduction de deux spécialités supplémentaires : la couture et la pâtisserie traditionnelle, destinées au public féminin.
Cette extension vient compléter les six métiers proposés lors de la première édition, à savoir la peinture, la soudure, l’électricité du bâtiment, la plâtrerie en BA13, la plomberie et le froid. Une diversification qui traduit la volonté d’adapter les parcours proposés aux différents profils des demandeurs de formation et de multiplier les possibilités d’acquisition d’un savoir-faire directement exploitable.
Des ateliers au plus près des besoins
Sur le terrain, le déploiement du programme a déjà permis d’engager plusieurs sessions. Le CFPA Chahid Zoubid Boudjemaa d’Oran accueille ainsi plus de 440 stagiaires dans la spécialité peinture. Parallèlement, 274 autres bénéficiaires ont entamé une formation en soudure au niveau des établissements d’Oued Tlélat, d’Aïn El Turck, d’El Mohgoun, de Gdyel et de Boutlélis.
Pour Belarbi Sid Ahmed, chargé de la gestion des affaires administratives à la direction de la Formation et de l’Enseignement professionnels d’Oran, l’objectif est de donner aux jeunes et aux demandeurs de formation, toutes catégories confondues, la possibilité d’acquérir les connaissances fondamentales dans plusieurs domaines professionnels. Il présente cette deuxième édition comme une réponse rapide aux attentes exprimées par les personnes souhaitant accéder à une formation, y compris celles qui n’ont pas eu auparavant l’occasion d’intégrer un parcours d’apprentissage.
Le bilan de la première expérience semble conforter cette démarche. Près de 7 000 personnes avaient bénéficié de formations dans six spécialités lors de la précédente édition.
90 heures pour acquérir les premiers gestes du métier
Ouvert à partir de 15 ans, sans aucune limite d’âge supérieure, le programme mise sur des cycles de formation de 90 heures, accordant une place prépondérante aux exercices pratiques. L’encadrement est assuré directement par des spécialistes, avec une pédagogie axée sur la manipulation, l’apprentissage des gestes professionnels et leur mise en application.
Autre particularité du dispositif : la souplesse des horaires. Les séances sont organisées selon des calendriers arrêtés par les directions de wilaya, en fonction des disponibilités des bénéficiaires. Elles peuvent ainsi se dérouler en fin d’après-midi, de 16h à 19h, ou durant les journées du vendredi et du samedi.
À travers cette formule condensée, « Sanaâ 2 » entend faire de la formation professionnelle un levier accessible au plus grand nombre, en permettant aux bénéficiaires de disposer d’un premier socle de compétences susceptible de favoriser leur insertion dans le monde du travail ou de servir de point de départ à la réalisation de projets personnels.




