B.Rahmane
En dépit de toute la volonté des autorités locales, notamment du secteur de l’Habitat, il semble que beaucoup de travail reste à faire en matière de qualité du logement mis au service du citoyen.
Les exemples sont édifiants à l’image des 800 logements d’A.A .D.L sur la route de Tessala, soit à quelques mètres de l’autoroute Est- Ouest, où les locateurs à peine une dizaine de jours d’installation ont vu leurs habitations s’effriter sous quelques gouttes de pluie.Il aura fallu l’intervention du wali, pour que les choses reprennent leur cours normal.Le voilà un autre problème quasiment similaire, se dressant sous le ciel de la Mekerra, exactement au niveau des 1500 logements, l’ironie du sort de même type A.A.D.L jouxtant la forêt ‘Le Bosquet’, où les habitants après à peine deux années sont sortis de leur silence, pour décrier encore une fois la qualité du travail, laissant à désirer.
Les canalisations sont détériorées, les murs couverts de plâtre périmé se dégradent continuellement.L’insuffisance d’eau potable, les odeurs nauséabondes de l’oued qui traverse la cité auxquelles s’ajoutent les insectes et les moustiques qui rodent aux alentours du quartier.
Hormis une école primaire, les élèves du moyen et du secondaire sont contraints de parcourir des kilomètres pour rejoindre leur banc de classe au centre de la ville, et ce, faute de programmation des infrastructures éducatives adéquates. L’absence d’activités culturelles et sportives, ainsi que le manque d’activités commerciales, sans parler de l’insuffisance de moyens de transport et pourtant, les locataires s’acquittent régulièrement de leurs loyers d’une somme excessive de plus de 10.000dinars mensuellement. Telles sont les doléances des citoyens qui ont envahi récemment la rue, pour manifester haut et fort leur souffrance, tout en dénonçant l’arnaque du responsable du projet sans omettre de transmettre leurs revendications au premier responsable de la wilaya qui sera sans doute contraint de quitter son siège, pour prêter oreille attentive et remédier au plus urgent aux préoccupations des contestataires.