
Wassila. B
Le séminaire national sur « L’innovation et la transformation numérique au profit du service public », qui s’est tenu lundi à Alger sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a posé une pierre angulaire supplémentaire dans l’édification de l’Algérie nouvelle. Au cœur des débats, une conviction forte portée avec éloquence par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud : la modernisation de l’administration n’est plus une option, mais un impératif stratégique pour restaurer la confiance entre le citoyen et ses institutions. En affirmant que l’innovation et la numérisation constituent le fondement d’une administration moderne, M. Sayoud a tracé une feuille de route claire et ambitieuse. Sa vision dépasse la simple modernisation technique ; elle incarne une philosophie de gouvernance où la transparence, l’efficacité et la rapidité d’exécution deviennent les nouveaux standards. En insistant sur l’investissement dans les données comme outil d’aide à la décision, le ministre ancre son département dans une logique de performance et de bonne gouvernance, en parfaite adéquation avec les orientations du chef de l’État.
La stratégie du ministre Sayoud est d’autant plus louable qu’elle embrasse la complexité du réel. En pilotant des réformes globales touchant à la fois les collectivités locales, les services administratifs et le secteur des transports, il propose une vision intégrée et cohérente. On ne saurait, en effet, moderniser l’État sans repenser en profondeur le lien de proximité avec le citoyen, la fluidité des échanges économiques et la mobilité des personnes. C’est cette approche systémique qui donne toute sa crédibilité au projet.
Cependant, le ministre n’a pas éludé les défis colossaux qui jalonnent ce parcours. La sécurisation du cyberespace, la protection des données personnelles et, surtout, la réduction de la fracture numérique entre les régions du pays sont des préoccupations majeures. En les nommant avec honnêteté, M. Sayoud prouve que son ministère ne verse pas dans un angélisme technologique, mais prépare le terrain de manière pragmatique. Garantir un accès universel aux services numériques, c’est faire le pari d’une Algérie où la modernité profite à tous, sans laisser de côté les zones les plus reculées. Cette dynamique portée par le ministère de l’Intérieur trouve un écho dans les autres secteurs. Les interventions des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé, tout comme celle du Médiateur de la République, ont confirmé que la numérisation est devenue un processus d’État irréversible. Le taux de traitement des saisines par le Médiateur, atteignant 93,53 %, est la preuve tangible que cette synergie interministérielle porte déjà ses fruits.
La stratégie de M. Saïd Sayoud est bien plus qu’un programme de réforme administrative. C’est un acte de foi en la capacité de l’État à se réinventer pour être au diapason des aspirations de sa jeunesse et des exigences du monde contemporain.


