Djamila M

Le bureau d’Oran du Syndicat National des Praticiens de Santé Publique (SNPSP) place la formation des professionnels du secteur au cœur de ses priorités. Considérée comme le socle de l’amélioration de la qualité des soins, cette démarche vise à maintenir les compétences à jour face aux mutations rapides du monde médical.

Dans cette optique, la présidente du bureau d’Oran, la Dre Hadri Nadia, a affirmé que le syndicat redouble d’efforts pour renforcer les capacités des professionnels de santé, toutes spécialités confondues. Selon ses déclarations, l’organisation chapeaute environ quatre cycles de formation par an, bénéficiant chacun à près de 50 participants. Un rythme qui témoigne d’une dynamique soutenue en matière d’encadrement et de mise à niveau.

Faire face aux nouveaux défis sanitaires

Cet intérêt croissant pour l’apprentissage permanent s’inscrit dans un contexte marqué par des transformations majeures du paysage sanitaire : émergence de nouvelles pathologies, réapparition de maladies anciennes, évolution fulgurante des outils de diagnostic et introduction de technologies médicales de pointe.

Pour la Dre Hadri, la formation continue n’est plus une option mais une nécessité impérieuse pour chaque acteur du secteur — médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, infirmiers, sages-femmes ou psychologues. L’objectif est clair : garantir des prestations de santé de haute qualité répondant aux attentes des citoyens.

Les programmes, soigneusement diversifiés, couvrent des domaines vitaux tels que la néonatologie, la réanimation, la prise en charge des urgences, ainsi que la santé scolaire et le dépistage précoce des troubles psychologiques et comportementaux, notamment les addictions. La prévention et l’éducation à la santé occupent également une place de choix, tout comme l’actualisation des connaissances sur le nouveau calendrier vaccinal.

Une approche inclusive et collaborative

L’action du syndicat ne se limite pas au corps médical. Convaincu que l’efficacité du système de santé repose sur une approche intégrée, le SNPSP Oran organise des sessions dédiées aux sages-femmes et aux infirmiers, particulièrement sur la prise en charge des nouveau-nés, un enjeu crucial pour réduire la mortalité infantile.

Par ailleurs, le bureau d’Oran a consolidé ses partenariats avec des centres spécialisés et des associations locales, notamment celles œuvrant pour les enfants atteints d’autisme ou de troubles de l’apprentissage. Ces collaborations permettent aux professionnels de maîtriser les méthodes de détection précoce et de prise en charge scientifique, comblant ainsi certaines lacunes locales en pédopsychiatrie.

La Dre Hadri souligne que ces formations, dispensées tous les un à deux mois, sont encadrées par des experts et des professeurs chevronnés. Le contenu est systématiquement adapté aux réalités du terrain, ciblant tour à tour les généralistes, les spécialistes, les paramédicaux ou encore les étudiants.

Un acteur engagé au cœur de la société

Au-delà de l’aspect technique, le SNPSP s’affirme comme un acteur social de premier plan. Le syndicat multiplie les interventions de proximité, notamment dans les zones d’ombre, pour effectuer des dépistages du diabète et de l’hypertension artérielle ou apporter une aide aux plus démunis.

Des journées de sensibilisation sont régulièrement organisées dans les mosquées, les écoles coraniques et les maisons de jeunes. Le syndicat est également très actif sur le front de la santé maternelle et infantile, ainsi que sur des thématiques saisonnières comme la gestion des maladies chroniques durant le jeûne du Ramadan ou les campagnes de dépistage précoce du cancer du sein.

En investissant ainsi dans le capital humain, le bureau d’Oran du SNPSP s’impose comme un partenaire incontournable des politiques de santé locales. Ses efforts constants pour instaurer une culture de formation permanente constituent la pierre angulaire d’une réforme sanitaire réussie, visant à restaurer la confiance des citoyens envers leur système de santé.