H. N

La mouhafadha du Front de Libération Nationale (FLN) à Oran a officiellement lancé les travaux de réhabilitation de son ancien siège. Ce bâtiment, vieux de plusieurs décennies, présentait des signes de dégradation avancée, avec des risques d’effondrement par endroits, rendant certaines salles quasi inutilisables et contraignant le parti à délocaliser une partie de ses activités vers les kasmas (sections locales).

Le programme de rénovation prévoit la réfection des toitures, le ravalement des façades et la remise en état des escaliers. Sous l’impulsion du Mouhafedh, Bouchikhi Cheikh, la priorité est donnée à l’amélioration des espaces de travail et à la modernisation des zones d’accueil, dans le cadre d’une démarche de professionnalisation de l’appareil partisan.

Ce chantier marque l’aboutissement d’un long combat pour la reconnaissance du patrimoine immobilier du parti. L’ancien Mouhafedh, Brahma Djelloul, avait déjà posé les jalons de cette réappropriation à une époque où les procédures foncières étaient particulièrement complexes. D’autres biens du FLN restent en attente de régularisation officielle.

Sous la présidence de la commission transitoire dirigée par Cheraka Benaissa, une étape clé avait été franchie avec la récupération du garage attenant au siège et la régularisation d’arriérés d’électricité qui avaient provoqué par le passé des coupures prolongées.

Situé en plein cœur du centre-ville, ce siège longtemps abandonné symbolise aujourd’hui le renouveau politique que le FLN souhaite impulser à Oran. Pour la direction locale, cette réhabilitation est plus qu’une restauration physique : elle incarne la volonté de consolider l’ancrage des militants et de rebâtir le parti sur des bases solides.