
Wassila. B
Il y a des symboles qui valent plus que de longs discours. Ce dimanche, dans la wilaya d’El Oued, sous le signe de la Journée internationale de la Santé, un message puissant a été adressé à toute la nation : la diaspora algérienne, trop souvent perçue comme lointaine, est désormais à portée de main. Et elle est prête à servir. Des médecins algériens établis à l’étranger, notamment en France, ont répondu présent à une initiative portée par le consulat d’Algérie à Nice, en partenariat avec les staffs médicaux locaux d’El Oued. Une rencontre qui n’a rien d’anecdotique. Car pour la première fois, peut-être, les mots « complémentarité » et « action commune » ont pris corps autour d’un objectif clair : mettre les compétences de la diaspora au service du système national de santé.
Le secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, M. Sofiane Chaib, présent par visioconférence, a rappelé avec pertinence que cette dynamique s’inscrit dans la continuité des hautes orientations de l’État. Depuis des mois, l’Algérie travaille à bâtir des ponts solides avec ses fils et filles expatriés. La réunion virtuelle du 27 octobre dernier, coprésidée avec le ministre de la Santé, avait déjà posé les jalons d’une coopération durable. El Oued marque aujourd’hui le passage à l’acte. Et c’est là que réside tout l’espoir. Parce que l’Algérie a besoin de ses talents dispersés aux quatre coins du monde. Ces médecins, chirurgiens, chercheurs, qui ont forgé leur excellence loin du pays, possèdent un savoir-faire, une expérience des systèmes avancés, une rigueur clinique qui peut nourrir, enrichir et élever notre propre offre de soins. À l’heure où l’État algérien consent des efforts colossaux pour développer la santé publique, cette mobilisation citoyenne et professionnelle vient en renfort. Non pas pour suppléer, mais pour compléter. Non pas pour briller, mais pour partager.
M. Chaib l’a dit avec force : il ne s’agit plus d’une « logique de communication conjoncturelle », mais d’une « interaction permanente » fondée sur la confiance et l’engagement concret. Et les faits lui donnent raison. L’Algérie, reconnue comme pays leader dans l’indice de développement humain des Nations Unies aux niveaux régional et continental, ne peut se reposer sur ses acquis. Elle doit innover, s’ouvrir, et surtout, ne laisser aucun talent au bord du chemin. Ce qui se joue à El Oued dépasse le cadre d’une simple mission médicale. C’est un acte de foi en l’Algérie profonde. Une preuve que l’exil n’efface pas l’attachement. Une illustration éclatante que la diaspora n’est pas une mémoire figée, mais une force vive, prête à retrousser ses manches pour servir la patrie.
À ces médecins venus d’ailleurs, l’Algérie dit merci. Et leur promet, à travers les mots du secrétaire d’État, une place à part entière dans la dynamique nationale. La santé de demain se construira avec eux. C’est une nouvelle, et elle est excellente.


