H. Nassira
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) dans la wilaya d’Oran a officiellement affûté ses armes en vue des élections législatives prévues le 2 juillet, en engageant une phase de mobilisation marquée par la présentation publique de sa liste et le lancement de son dispositif de campagne. C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mardi que la formation politique a dévoilé les grandes lignes de sa participation à ce scrutin, avec à sa tête Amine Allouche, président de l’Assemblée populaire communale d’Oran, ancien député et ingénieur d’État, dont le maintien en tête de liste confirme le choix de l’expérience et de la continuité.
La liste est complétée par Abdelkrim Mehaï, cadre dirigeant du MSP et responsable d’un centre de formation, ainsi que par Sidi Ahmed Bouheda, figure connue au sein du mouvement, employé dans un établissement public, ancien président de commission et ex-membre de l’Assemblée populaire de wilaya d’Oran. Une configuration qui traduit la volonté du parti de s’appuyer sur des profils mêlant expérience politique et ancrage administratif.
Dans le prolongement de la validation de sa liste et de l’annonce officielle de son entrée en compétition électorale, le MSP a engagé une stratégie de proximité reposant sur l’ouverture de permanences à travers les 26 communes de la wilaya. Le dispositif prévoit la mise en place de 50 permanences, animées par des militants bénévoles issus des rangs du parti, chargés d’assurer l’explication du programme électoral et de renforcer le contact direct avec les citoyens.
Sur le terrain, une dizaine de permanences communales ont d’ores et déjà été installées, traduisant une dynamique organisationnelle qui s’inscrit dans la phase préparatoire de la campagne. Le parti entend ainsi structurer sa présence locale et consolider son implantation à l’échelle des territoires communaux.
Le MSP à Oran s’inscrit, par ailleurs, dans une continuité électorale marquée par une participation régulière à l’ensemble des échéances, qu’il s’agisse des législatives, des sénatoriales ou des scrutins locaux. Une constance que la formation présente comme l’expression d’un engagement politique durable et d’une pratique ancrée dans le jeu démocratique, maintenant sa présence dans le paysage politique local à travers les différents cycles électoraux.
La phase de dépôt des candidatures a également été marquée par des ajustements internes, avec l’éviction de cinq postulants, parmi lesquels un député, un président d’APC, un élu à la tête d’une commission communale, ainsi qu’un responsable associatif, avant leur remplacement dans la liste définitive. Une réorganisation qui illustre les derniers arbitrages opérés avant l’entrée en campagne.




