
L’annonce, ce dimanche 21 juin, de la signature d’un accord entre la célèbre marque américaine Skechers et son partenaire algérien Tradifoot n’est pas un simple fait divers économique. C’est un signal fort, une preuve tangible que l’Algérie, sous la conduite éclairée du président Tebboune, est en train de réaliser sa mue vers une économie productive et diversifiée. En choisissant notre pays pour implanter sa première usine en Afrique – avec une capacité de 2 millions de paires par an dès le premier trimestre 2027 – Skechers ne fait pas qu’investir dans un marché prometteur ; elle valide la crédibilité retrouvée de la destination Algérie, sa stabilité et son potentiel industriel. Cet événement marque l’entrée de notre nation dans une nouvelle ère, celle du partenariat gagnant-gagnant avec les grands du monde.
Cet investissement est d’autant plus stratégique qu’il s’inscrit parfaitement dans la politique de substitution des importations, pilier de la souveraineté économique nationale. Avec un taux d’intégration locale de 40 % dès le lancement, l’usine ne se contentera pas d’assembler des pièces importées ; elle créera une véritable dynamique en amont, mobilisant des fournisseurs et sous-traitants algériens pour les composants, les emballages et les services. C’est une bouffée d’air frais pour notre balance commerciale, qui verra la facture des importations de chaussures diminuer significativement, tout en répondant aux besoins d’un marché national exigeant. L’Algérie ne sera plus seulement un consommateur, mais un producteur assumé, capable de rivaliser avec les standards mondiaux.
Au-delà des chiffres, c’est le transfert de technologie et la formation de la main-d’œuvre qui constituent le véritable trésor de ce projet. Le ministère du Commerce extérieur l’a souligné avec justesse : des experts et formateurs de Skechers viendront former nos jeunes travailleurs, leur inculquant les normes internationales les plus strictes en matière de fabrication. Ce savoir-faire, transmis sur le sol algérien, restera un acquis durable pour notre industrie. Nos ingénieurs, techniciens et opérateurs vont monter en compétence, devenant des maillons essentiels d’une chaîne de valeur mondiale. C’est ainsi que l’on construit une industrie nationale solide : non pas par des effets d’annonce, mais par l’apprentissage concret des exigences du marché global.
Ce même dimanche, une autre nouvelle, tout aussi éloquente, est venue conforter cette dynamique : la vice-présidente du groupe pharmaceutique allemand Bayer, Mildred Nader Beita, a été reçue à Alger par le ministre de l’Industrie pharmaceutique pour exprimer la volonté de son groupe de renforcer sa présence sur le marché algérien. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté sanitaire voulue par le président Tebboune, démontre que l’attractivité de l’Algérie dépasse les frontières et les secteurs.


