
R.N
La sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) constitue incontestablement une avancée majeure pour le pays. Au-delà de sa portée technique, cette décision représente une reconnaissance internationale des efforts consentis ces dernières années pour renforcer la transparence financière, améliorer la gouvernance et aligner le système financier national sur les standards internationaux.
Dans un monde où la confiance est devenue un facteur déterminant de la compétitivité économique, ce retrait envoie un message positif aux investisseurs, aux partenaires financiers et aux acteurs économiques. Il contribue à améliorer l’image de l’Algérie sur la scène internationale et à lever certaines réserves qui pouvaient freiner les échanges, les financements ou les projets d’investissement.
Pour les entreprises algériennes, cette évolution ouvre des perspectives nouvelles. Elle peut favoriser une meilleure intégration aux circuits économiques mondiaux, faciliter les relations avec les partenaires étrangers et renforcer l’attractivité du marché national. C’est dans ce sens que le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, a qualifié cette décision de « signal positif » pour l’économie nationale.
Mais si cette étape mérite d’être saluée, elle ne saurait être perçue comme une finalité. La confiance internationale ne se résume pas à un classement ou à une décision institutionnelle. Elle se construit dans la durée à travers la stabilité des règles, l’efficacité des institutions, la transparence des pratiques et la capacité à créer un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation.
La sortie de la liste grise améliore les conditions de départ, mais le véritable enjeu réside désormais dans la capacité à transformer cette crédibilité retrouvée en résultats concrets : davantage d’investissements productifs, une économie plus diversifiée, des entreprises plus compétitives et une croissance créatrice de valeur et d’emplois.
L’Algérie dispose aujourd’hui d’une opportunité importante. Dans un contexte international marqué par une concurrence accrue pour attirer les capitaux et les projets, chaque avancée en matière de gouvernance économique compte. Le retrait de la liste grise du GAFI est un acquis précieux. Il appartient désormais aux pouvoirs publics, aux entreprises et à l’ensemble des acteurs économiques de le consolider et de le traduire en dynamique durable.
Cette décision n’est ni un aboutissement ni un simple symbole. Elle constitue un jalon significatif sur le chemin d’une économie plus forte, plus ouverte et davantage intégrée à son environnement international. À l’Algérie de faire de ce signal positif un véritable levier de transformation économique

