Habib Benaouda
Dans le cadre de la campagne électorale des législatives de 2026, la wilaya d’Oran a accueilli, dans la nuit du vendredi à samedi, une nouvelle séquence de terrain du secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmbarek, sur fond d’activités soutenues et de questionnements autour de l’organisation interne du parti.
C’est au jardin de la Liberté, dans le secteur urbain d’Esseddikia (commune d’Oran), que le responsable du FLN a marqué une halte de proximité, après avoir animé plus tôt dans la journée un meeting à Ksar El Boukhari, dans la wilaya de Médéa. Une visite nocturne inscrite dans un agenda de campagne particulièrement dense et rythmé.
Accueilli par le secrétaire de la mouhafadha d’Oran, le député Bouchekhi Cheikh, ainsi que par le directeur de campagne et membre du comité central Dinar Badr Eddine, en présence de militants, de candidats et de cadres locaux, Abdelkrim Benmbarek a pris part à une activité de proximité d’environ une demi-heure. Il a échangé directement avec des citoyens, recueillant plusieurs préoccupations liées au quotidien, tout en réaffirmant, selon les éléments de son intervention, l’importance de la participation au prochain scrutin et la nécessité de se mobiliser massivement le jour du vote.
Malgré un retard estimé à près de six heures sur le programme initial, cette étape a permis à la direction du parti d’appréhender l’atmosphère de la campagne dans une wilaya considérée comme stratégique dans l’équation électorale du FLN à l’approche du 2 juillet.
Un autre temps fort prévu dans l’agenda du secrétaire général a toutefois été annulé. Il s’agissait de l’inauguration du siège rénové de la section de Sidi Chahmi, reportée en raison des contraintes de temps et d’un calendrier de déplacements particulièrement chargé à travers plusieurs wilayas du pays.
Sur le plan organisationnel, cette visite a également été marquée par l’absence de plusieurs figures locales influentes du parti à Oran. Un constat qui n’est pas passé inaperçu parmi les militants et observateurs de la scène politique locale, dans un contexte électoral jugé sensible.
Si certains y voient le signe de tensions organisationnelles persistantes ou de réserves internes au sein de la structure locale du FLN, d’autres estiment qu’il pourrait s’agir d’absences liées à des engagements personnels ou à des contraintes directement liées à la campagne et à la gestion des listes électorales.
En revanche, plusieurs responsables étaient présents, notamment des membres du bureau de la mouhafadha tels que Chaabani Fathallah et Kamel Ahmed, ainsi que des membres du comité central. La visite a également enregistré la présence du sénateur en exercice Omar Khetou et de l’ancien sénateur, le professeur Mohamed Boubaker, venus accompagner cette séquence de terrain.
Au-delà des équilibres de présence et d’absence, cette étape oranaise illustre la volonté de la direction du FLN de maintenir un contact direct avec la base militante et les citoyens. Elle met surtout en évidence un double enjeu à l’approche du scrutin : consolider la dynamique de mobilisation sur le terrain et préserver la cohésion interne du parti dans une phase électorale décisive.



