Habib Benaouda
À Oran, les préparatifs en vue des prochaines élections locales semblent s’accélérer. Alors que le processus électoral officiel n’a pas encore été enclenché, certaines formations politiques ont déjà commencé à sonder le terrain et à recueillir les dossiers de citoyens désireux de briguer un mandat au sein des Assemblées populaires communales (APC) et de l’Assemblée populaire de wilaya (APW).
Selon des informations recueillies dans le sillage de ces préparatifs, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et le parti Sawt Echaab ont entamé la réception des dossiers des candidats potentiels, aussi bien pour les listes principales que pour les listes complémentaires. Une démarche qui traduit la volonté de ces deux formations de prendre de l’avance dans la constitution de leurs futures listes et d’éviter une sélection précipitée à l’approche des échéances officielles.
Cette première phase ne préjuge toutefois ni de la composition définitive des listes ni de l’ordre dans lequel les candidats pourraient y figurer. Elle permet avant tout aux structures locales des partis d’identifier les profils intéressés, d’examiner leurs dossiers et d’évaluer leur éligibilité, mais également leur ancrage dans leurs quartiers et communes respectifs.
Les grandes communes au cœur des arbitrages
À Oran, les enjeux sont particulièrement importants dans les communes à forte densité démographique et à poids politique significatif. Oran, Bir El Djir et Sidi Chahmi devraient ainsi concentrer une bonne partie de l’attention des formations politiques, compte tenu du nombre de sièges à pourvoir et de l’influence des futures assemblées sur la gestion des affaires locales.
L’APC d’Oran compte 43 sièges, tandis que celles de Bir El Djir et de Sidi Chahmi disposent chacune de 33 sièges. À l’échelle de la wilaya, l’Assemblée populaire de wilaya compte 55 sièges. Autant de chiffres qui donnent la mesure de la bataille politique à venir et expliquent l’intérêt porté dès maintenant à la constitution des listes.
Au-delà des appareils partisans, les formations semblent également vouloir élargir leur vivier de candidats. La recherche de profils ne devrait donc pas se limiter aux militants de longue date. Des personnalités disposant d’une notoriété locale, d’une capacité de mobilisation et d’une bonne connaissance des préoccupations des citoyens peuvent également être sollicitées.
Une course aux profils avant la course électorale
Cette démarche traduit surtout une volonté de ne pas attendre le dernier moment pour effectuer les arbitrages. La constitution d’une liste électorale ne relève pas d’un simple choix de noms : elle suppose l’examen des profils, des consultations internes et une appréciation de la capacité de chaque candidat à représenter le parti et à défendre ses chances dans une compétition électorale.
Dans ce contexte, la collecte anticipée des dossiers offre aux directions locales une période supplémentaire pour comparer les candidatures, mesurer leur implantation et procéder, le moment venu, aux arbitrages nécessaires.
Les observateurs de la scène politique locale appellent néanmoins à distinguer cette phase préparatoire du processus électoral proprement dit. La réception des dossiers constitue une démarche interne aux partis et ne saurait être assimilée à un dépôt officiel de candidatures. Les listes définitives ne pourront être arrêtées qu’une fois les échéances électorales officiellement déclenchées, le corps électoral convoqué et les délais légaux de dépôt fixés.
Dans la capitale de l’Ouest, le décor commence donc à se mettre en place en amont du scrutin. Les premiers noms circulent, les profils sont examinés et les structures partisanes commencent à affiner leurs stratégies. Reste désormais à attendre le lancement officiel du processus électoral pour savoir quels candidats seront finalement retenus et quelle configuration politique se dessinera dans les communes et au niveau de l’APW.




