Il est élu avec 29 voix sur 30 votants – Tahari Houari nouveau maire de Bir El Djir 

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Habib Benaouda 

Tahari Houari, candidat du Front El Moustakbal, a été élu à la tête de l’Assemblée populaire communale avec 29 voix sur 30 votants. Cette élection met fin à la période de vacance du poste et consacre le passage de la présidence du RND au Front El Moustakbal.

Après plusieurs semaines de vacance, l’Assemblée populaire communale (APC) de Bir El Djir a enfin un nouveau président. Tahari Houari, du Front El Moustakbal, a été élu à la tête de la commune à l’issue d’une session extraordinaire tenue pour constater officiellement la vacance du poste et procéder à l’élection d’un nouveau président. Il succède à Rezki Chehreddine, affilié au Rassemblement national démocratique (RND).

Le scrutin, marqué par une forte adhésion des élus, s’est soldé par la victoire de Tahari Houari avec 29 voix. Sur les 31 membres que compte l’assemblée, 30 élus ont pris part aux travaux de cette session, tenue sous la supervision du directeur de la réglementation et de l’administration générale, représentant le wali d’Oran, en présence également du chef de daïra de Bir El Djir.

Une succession qui redessine les équilibres locaux

Avant de procéder au vote, les élus ont formellement constaté la vacance du poste de président de l’APC. Tahari Houari n’arrive d’ailleurs pas en terrain inconnu. Il avait déjà assuré l’intérim à la tête de la commune durant la période ayant suivi la non-reprise de fonction de l’ancien président à l’issue de son congé annuel.

Son élection vient ainsi mettre un terme à une situation institutionnelle provisoire et rétablir une présidence élue à la tête d’une commune dont le poids démographique et urbain en fait l’une des collectivités les plus importantes de la wilaya d’Oran.

Cette succession ne manque pas, par ailleurs, de portée politique. Avec l’élection de Tahari Houari, la présidence de l’APC passe du RND au Front El Moustakbal, traduisant une évolution des équilibres politiques au sein de l’assemblée communale. Pour le Front El Moustakbal, cette prise de contrôle de l’exécutif communal constitue un renforcement notable de sa présence dans les institutions élues au niveau local.

Des dossiers lourds sur la table

Au-delà de cette recomposition politique, le nouveau président hérite d’une commune confrontée à des enjeux multiples. Bir El Djir, intégrée au prolongement urbain de l’agglomération oranaise, connaît depuis plusieurs années une croissance démographique et une extension urbaine soutenues. Cette dynamique génère des besoins croissants en matière d’équipements publics, de services de proximité, d’aménagement urbain et de prise en charge des préoccupations quotidiennes des citoyens.

Le nouveau responsable communal devra donc rapidement passer de la phase de transition à celle de l’action. La relance et le suivi des projets, l’amélioration du service public local et la prise en charge des dossiers en attente figurent parmi les principaux défis qui se présentent à la nouvelle équipe dirigeante.

Sur le plan juridique, l’élection intervient dans le cadre des dispositions de la loi n°11-10 relative à la commune. L’article 71 prévoit notamment le remplacement du président de l’APC décédé, démissionnaire, ayant renoncé à son mandat ou se trouvant dans une situation d’empêchement légal, dans un délai maximum de dix jours et selon les modalités prévues par la législation en vigueur.

À deux mois de la fin du mandat

Avec l’élection de Tahari Houari, la période de vacance à la tête de l’APC de Bir El Djir appartient désormais au passé. La nouvelle équipe dispose cependant d’un délai relativement court pour imprimer sa marque, puisque l’actuel mandat communal arrive à son terme dans environ deux mois.

Dès lors, au-delà de l’enjeu politique de cette alternance, c’est surtout la capacité du nouvel exécutif à assurer la continuité de l’action communale, à accélérer le traitement des dossiers en suspens et à répondre aux attentes des habitants qui constituera le véritable test de cette nouvelle présidence.