La wilaya d’Oran anticipe les risques d’inondation – Le dispositif préventif renforcé à l’approche de la saison automnale

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Habib Benaouda 

À l’approche de la saison des pluies, la wilaya d’Oran renforce son dispositif préventif afin de limiter les risques d’inondation et de résorber les points noirs recensés sur le territoire. Les opérations engagées portent notamment sur le curage des avaloirs, le nettoyage des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et le dégagement des cours d’eau et des oueds. 

Une démarche qui vise à intervenir en amont des perturbations météorologiques et à éviter que les fortes précipitations ne se transforment en difficultés pour les habitants et les usagers de la route.

Le dispositif repose sur la mobilisation de plusieurs services et organismes, dont la Direction des ressources en eau, la Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (SEOR), la Direction des travaux publics ainsi que les assemblées populaires communales. Les interventions ciblent en priorité les ouvrages de drainage susceptibles d’être affectés par l’accumulation de terres, de boues et de déchets.

Dans plusieurs communes, la SEOR a ainsi engagé des opérations de terrain pour assurer le nettoyage des avaloirs et des cours d’eau. Ces actions sont accompagnées d’un recensement des secteurs régulièrement exposés à l’accumulation des eaux lors des épisodes pluvieux. L’objectif est d’identifier les insuffisances du réseau et de traiter les dysfonctionnements avant les premières fortes précipitations.

Au-delà du curage, la question de l’entretien quotidien des réseaux demeure déterminante. Les dépôts anarchiques de déchets figurent parmi les principales causes d’obstruction des avaloirs. Transportés par les eaux de pluie, les détritus et les matériaux accumulés dans les rues finissent par bloquer les points d’évacuation, favorisant la formation de retenues d’eau et compliquant les déplacements, notamment pour les écoliers, les personnes âgées et les personnes malades.

Des infrastructures à sécuriser

Le vol des couvercles d’avaloirs constitue un autre facteur de vulnérabilité. Outre le coût engendré par leur remplacement, leur disparition expose directement les piétons et les automobilistes à des risques d’accident et favorise l’intrusion de terres et de déchets dans les réseaux. Le renforcement des systèmes de fixation et le contrôle du circuit d’acquisition et de revente de ces équipements apparaissent ainsi nécessaires.

La résorption durable des points noirs suppose, toutefois, des interventions qui dépassent les seules opérations de nettoyage. Dans les secteurs où l’eau s’accumule rapidement, il devient nécessaire d’augmenter les capacités d’évacuation, de multiplier les avaloirs et de réhabiliter certaines canalisations anciennes devenues insuffisantes face à l’extension urbaine et à l’intensification du trafic.

L’enjeu est donc de passer d’une gestion ponctuelle des épisodes pluvieux à une véritable politique d’anticipation. Car si le nettoyage constitue un préalable indispensable, seule une prise en charge durable des réseaux, associée à la préservation des ouvrages par les citoyens, permettra de réduire efficacement la vulnérabilité de la ville face aux fortes précipitations.