Prix des produits frais à Oran – La flambée gagne les étals, le contrôle des marchés s’intensifie

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Meriem B 

La rentrée de septembre dans la wilaya d’Oran s’accompagne d’une nouvelle poussée des prix des fruits et légumes. Plusieurs produits de consommation courante affichent désormais des niveaux nettement supérieurs à ceux habituellement observés à la même période. La pomme de terre et la tomate sont ainsi proposées autour de 130 DA le kilogramme, alors que leurs prix se situaient généralement entre 60 et 70 DA. Le poivron atteint, quant à lui, 170 à 200 DA le kilo, contre 100 à 120 DA habituellement.

La hausse concerne également d’autres légumes. La courgette est affichée à 250 DA le kilogramme, les haricots verts à 350 DA, l’oignon à 100 DA et la laitue à près de 180 DA. Sur les étals consacrés aux fruits, la barre des 400 DA le kilo semble désormais constituer un seuil d’entrée pour plusieurs produits, accentuant davantage la pression exercée sur le budget des ménages.

Cette situation intervient alors que les services du commerce renforcent leurs opérations de contrôle sur les différents maillons de la chaîne de distribution. Jeudi 10 septembre, les agents de l’Inspection régionale du commerce de Es-Senia ont effectué une sortie sur le marché de gros des fruits et légumes d’El Kerma. L’opération visait notamment à vérifier le respect des prix pratiqués par les commerçants et à suivre les conditions de commercialisation des produits.

Le marché de gros constitue, à ce titre, un point d’observation important de l’évolution des cours et des conditions d’approvisionnement du marché local. Le contrôle à ce niveau doit permettre de mieux suivre la formation des prix avant l’arrivée des produits sur les différents marchés de détail.

La veille, mercredi 9 septembre, les mêmes services avaient procédé au contrôle d’une unité de production d’huile de table. Les agents de l’Inspection régionale du commerce de Es-Senia se sont notamment penchés sur la disponibilité du produit ainsi que sur le volume de production quotidien, dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché.

Dans les marchés de détail, la vigilance reste également de mise concernant l’affichage des prix. Au marché des Aurès, ex-La Bastille, certains produits sont affichés à la livre, soit 500 grammes, plutôt qu’au kilogramme. Une pratique qui peut rendre moins immédiatement lisible le coût réel du produit pour le consommateur et qui souligne l’importance d’un affichage clair des prix. Alors que la flambée des produits frais se poursuit, l’efficacité des contrôles dépendra aussi du suivi de l’ensemble de la chaîne, du marché de gros jusqu’au détaillant. Pour les consommateurs, l’enjeu est désormais double : pouvoir accéder aux produits essentiels à des prix supportables, mais aussi disposer d’une information transparente sur les tarifs réellement pratiqués.