…….Les partis appellent à préserver la souveraineté nationale, à resserrer les rangs et à protéger les intérêts supérieurs du pays…….

La décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis a suscité, jeudi, une large vague de soutien au sein de la classe politique et de plusieurs organisations nationales. Les différentes formations ont salué une mesure relevant de la souveraineté de l’État et destinée, selon elles, à préserver la sécurité nationale et les intérêts supérieurs du pays.

Le parti Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ) a exprimé son plein appui à la démarche des autorités, estimant qu’elle intervient après une évaluation approfondie de l’évolution des relations bilatérales et l’épuisement des différentes voies permettant de remédier à la situation. Le parti a accusé les Émirats arabes unis d’implication dans des « complots aux conséquences imprévisibles » contre la souveraineté et la sécurité de l’Algérie.

L’union sacrée des partis

Le Mouvement El-Bina a, de son côté, apporté son soutien aux mesures prises par l’État pour préserver les intérêts vitaux de la Nation, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la politique étrangère.

Même position du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), qui considère la démarche d’Alger comme une mesure imposée par la nécessité de protéger la sécurité nationale et l’indépendance de la décision politique du pays.

Le Parti El Karama a également salué la position des autorités, rappelant que la souveraineté nationale constitue une « ligne rouge » et que la sécurité du pays « n’est pas négociable ».

L’Alliance nationale républicaine (ANR) a réaffirmé, pour sa part, son appui aux institutions de l’État dans la défense des intérêts nationaux, de la souveraineté et de la dignité du pays.

Le Front de la bonne gouvernance (FBG) a insisté sur l’importance de la cohésion nationale, qu’il considère comme une « force stratégique » permettant de consolider la stabilité du pays et de faire face aux différents défis.

L’Académie de la jeunesse algérienne (AJA) a également salué une position témoignant, selon elle, de l’attachement de l’Algérie à sa souveraineté et à l’indépendance de ses décisions. Elle a rappelé que les relations entre États doivent reposer sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de leur souveraineté.

Resserrer les rangs pour protéger l’Algérie

Le Front El Moustakbal a estimé que la position algérienne repose sur « une vision responsable et une évaluation précise des impératifs de sécurité et de stabilité », loin de toute réaction conjoncturelle. Il a appelé, dans ce contexte, à conforter le front intérieur, resserrer les rangs et faire bloc autour des institutions de la République afin de renforcer la capacité du pays à faire face aux pressions extérieures.

Le Rassemblement national démocratique (RND) a également affiché son soutien aux autorités, estimant que cette mesure intervient face à la multiplication d’« agissements provocateurs et hostiles », et après plusieurs mises en garde adressées à la partie émiratie.

De son côté, le Front des forces socialistes (FFS) a qualifié la position d’Alger de « décision souveraine juste », dictée, selon lui, par les actes hostiles attribués aux Émirats arabes unis. Le parti a souligné la nécessité de préserver la souveraineté et la sécurité nationales tout en défendant les intérêts supérieurs de l’État dans le respect des principes régissant les relations internationales.

Le Front de libération nationale (FLN) a, lui aussi, exprimé son soutien à la position du gouvernement, rejoignant ainsi les différentes formations politiques qui ont fait bloc autour de l’État dans un contexte de fortes tensions entre Alger et Abou Dhabi.

Cette convergence des réactions traduit une volonté largement affichée par les partis de privilégier la cohésion du front intérieur face aux enjeux liés à la souveraineté, à la sécurité nationale et à la défense des intérêts stratégiques de l’Algérie.