La contestation se poursuit en France et gagne de l’ampleur avec la reprise lundi des blocages de lycées dans plusieurs villes, avant une nouvelle journée d’action annoncée mardi et une grève interprofessionnelle prévue jeudi, sur fond de mécontentement grandissant à l’égard des réponses gouvernementales et de la dégradation du climat économique et social dans le pays.
A Paris, Toulouse et Marseille notamment, plusieurs établissements ont été bloqués dès les premières heures de la reprise des cours, après les vacances d’automne, tandis que des rassemblements et des assemblées générales étaient organisés dans certaines universités. A Toulouse, l’Union syndicale lycéenne (USL) a annoncé des blocages dans plus d’une quinzaine d’établissements, sur près d’une trentaine, selon ses représentants. Des blocages ont également été signalés devant les lycées Ozenne, Berthelot, Saint-Sernin, des Arènes, Bellevue et Joséphine-Baker, selon des médias locaux.
Dans la région parisienne, des mobilisations ont également été signalées devant plusieurs établissements, dont le lycée Hélène-Boucher, tandis que des actions étaient en cours à Marseille.
Cette reprise des actions intervient après plus de six semaines de contestation, initialement déclenchée par les lycéens et les étudiants autour du manque de moyens dans l’éducation, des difficultés de remplacement des enseignants absents, des conditions d’études et des critiques du système Parcoursup.
L’Union syndicale lycéenne, l’Union étudiante et l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) appellent ainsi à poursuivre les blocages des établissements scolaires et universitaires mardi et jeudi. Une manifestation étudiante est également prévue mardi à Paris, tandis que plusieurs organisations de jeunesse entendent rejoindre la mobilisation interprofessionnelle annoncée jeudi.
Cette nouvelle mobilisation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large, dont les revendications se sont progressivement étendues aux salaires, au pouvoir d’achat, à l’emploi et aux services publics. Les organisations syndicales appellent à une journée nationale de grève et de manifestations jeudi, dans un contexte de mécontentement qui touche désormais différents secteurs de la société française.




