Un troisième suspect a été interpellé jeudi par la police chilienne, soupçonné d’avoir provoqué volontairement des incendies dans le sud du pays ravagé par des feux meurtriers depuis six jours.

Selon le gouvernement, ces incendies ont fait au moins 21 morts et quelque 20.000 sinistres. Les pompiers luttent contre les flammes dans les régions de l’Auracanie et du Biobio, où la grande majorité des victimes a été recensée.

Dix-neuf foyers sont toujours actifs dans les trois régions, selon l’organisme public de gestion des catastrophes (Senapred).

A l’aube, la police a interpellé le suspect alors qu’il allumait un feu dans une zone forestière de Punta de Parra, une localité d’environ 3.000 habitants entourée de forêts d’eucalyptus.

Deux autres suspects ont été arrêtés entre lundi et mercredi, l’un dans le Biobio, rapidement relâché, l’autre dans l’Araucanie. Les autorités privilégient la piste d’actes volontaires.

Les fortes températures de l’été austral, combinées à des vents puissants, ont favorisé la propagation des flammes. Des villages entiers ont été détruits.

En février 2024, plusieurs incendies ont été déclarés aux abords de Viña del Mar, à 110 km de Santiago, faisant 138 morts. Des enquêtes ultérieures ont déterminé que des pompiers et des gardes forestiers avaient volontairement déclenché les incendies.