La ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), Mme Acacia Bandubola Mbongo, entamé une visite de travail en Algérie, à la tête d’une importante délégation comprenant des responsables et des cadres de son département ministériel et de la Société nationale des hydrocarbures SONAHYDROC, indique samedi un communiqué du ministère des Hydrocarbures.

Cette visite, qui intervient à l’invitation du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat entre l’Algérie et la République démocratique du Congo dans le domaine des hydrocarbures.

Cette visite (29 mai-3 juin) traduite également « la volonté commune de développer la coopération bilatérale et d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat, notamment dans les domaines de la recherche, de l’exploration, de la production, du raffinage, de la pétrochimie, du gaz naturel, ainsi que du développement des ressources humaines et de la formation », ajoute la même source.

Plusieurs rencontres et réunions techniques sont au programme de cette visite, notamment des entretiens entre Mme Acacia Bandubola et M. Arkab.

Des rencontres sont également prévues avec les responsables du groupe Sonatrach, de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).

La ministre d’Etat et la délégation l’accompagnant visiteront, par ailleurs, des installations énergétiques et des instituts de formation pertinents du secteur pour prendre connaissance de l’expérience algérienne et de l’expertise nationale en matière de formation, de développement des industries pétrolières et gazières, et de maîtrise des différents maillons de la chaîne de valeur de l’industrie des hydrocarbures, conclut le communiqué.

Un partenariat bénéfique

Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu, la ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), Acacia Bandubola Mbongo, avec laquelle il a examiné l’état de la coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures et les moyens de la renforcer, indique un communiqué du ministère.

A cette occasion, les deux ministres ont examiné l’état des relations de coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures et les moyens d’élargir leurs perspectives au service des intérêts communs des deux pays, notamment dans les différents maillons de la chaîne de valeur de l’industrie des hydrocarbures, précise le communiqué.

Ils ont souligné la solidité des relations fraternelles et historiques unissant les deux pays, ainsi que la volonté commune de promouvoir la coopération bilatérale au niveau d’un partenariat stratégique, à travers « le développement de projets de coopération concrets dans les domaines de l’exploration, de la production, du raffinage, de la pétrochimie, du développement de l’industrie gazière, du transport et de la distribution des hydrocarbures, ainsi que des services pétroliers et de l’ingénierie », ajoute la même source.

La rencontre s’est déroulée en présence du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, de cadres et responsables du secteur des hydrocarbures des deux pays, et de l’ambassadrice de la République démocratique du Congo auprès de l’Algérie.

La rencontre entre les deux délégations a également été l’occasion de passer en revue le développement de la coopération entre les entreprises énergétiques algériennes et congolaises et d’examiner les moyens de mise en œuvre des programmes de partenariat et de coopération convenus, notamment dans les domaines du transfert d’expertise et de savoir-faire technique, du développement des ressources humaines et de la formation spécialisée à travers les établissements et instituts relevant du secteur des hydrocarbures en Algérie, en tête desquels l’Institut algérien du pétrole (IAP).

Dans ce cadre, M. Arkab a mis en avant l’expertise accumulée par l’Algérie, par le biais du groupe Sonatrach et les différentes entreprises nationales relevant du secteur, dans les domaines de la recherche, de l’exploration, du développement des gisements ainsi que de la production, du transport et de la transformation des hydrocarbures, réaffirmant la pleine disponibilité de l’Algérie à accompagner la RDC dans ses efforts visant à développer et à moderniser son secteur des hydrocarbures.

Échange d’expertises

Les entretiens ont également porté sur les opportunités de coopération dans les domaines du développement des infrastructures énergétiques, du transport des hydrocarbures par pipelines, de la réalisation et de la réhabilitation des raffineries et des infrastructures pétrolières et gazières, en sus de l’échange d’expertises en matière de sécurité industrielle, d’hygiène, de santé et d’environnement (HSE), de numérisation et d’innovation.

Les deux parties ont, en outre, réaffirmé l’importance d’investir dans l’élément humain, en tant que pilier pour réaliser le développement durable, à travers l’intensification des programmes de formation, l’échange d’expertises et le renforcement de la coopération entre les entreprises nationales des deux pays.

Les deux parties se sont, par ailleurs, félicitées du niveau de coordination et de coopération entre les deux pays, dans le cadre de l’Organisation des producteurs de pétrole africains, tout en soulignant l’importance de poursuivre les efforts communs, en vue de renforcer la coopération africaine et de soutenir les projets et les initiatives visant à réaliser la sécurité énergétique et le développement durable dans le continent.

L’Algérie a signé un accord de coopération dans le domaine des hydrocarbures avec la République démocratique du Congo (RDC), visant à développer les relations bilatérales dans les différents maillons de la chaîne de valeur de ce secteur, a indiqué un communiqué du ministère des Hydrocarbures.

L’accord a été signé, au siège du ministère, par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue de la République démocratique du Congo, Acacia Bandubola Mbongo, en présence de l’ambassadrice de la RDC auprès de l’Algérie, du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, ainsi que de cadres et de responsables du secteur des hydrocarbures des deux pays.

Intégration énergétique

Cet accord, signé au terme des entretiens bilatéraux entre les deux parties dans le cadre de la visite de travail qu’effectue la ministre congolaise en Algérie, traduit « la volonté commune des deux pays frères de renforcer leurs relations de coopération et d’élargir les perspectives de partenariat dans le secteur des hydrocarbures, au service des intérêts économiques et de développement des deux pays, tout en contribuant à soutenir l’intégration énergétique africaine », précise le communiqué.

L’accord vise à mettre en place un cadre institutionnel permanent pour le développement de la coopération bilatérale dans les différents maillons de la chaîne de valeur de l’industrie des hydrocarbures, à travers l’échange d’expertises, d’expériences et des meilleures pratiques, ainsi que le renforcement de la coopération entre les instances et entreprises nationales exploitées dans ce secteur.

Les domaines de coopération prévus par l’accord comprennent le développement du partenariat dans l’exploration, la production, le développement des gisements pétroliers et gaziers, le raffinage et la pétrochimie, la commercialisation et la distribution des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié (GPL), en sus des services pétroliers et de la logistique en lien avec l’industrie des hydrocarbures.

L’accord attache également une importance particulière au développement des ressources humaines, à travers des programmes de formation et de qualification et l’échange d’experts et de formateurs. A ce titre, il permet à la partie congolaise de tirer profit de l’expertise algérienne dans les domaines du transfert de technologies et du renforcement des capacités, notamment par le biais des établissements et centres de formation pertinents du secteur des hydrocarbures, précise la même source.

Le document prévoit également le renforcement de la coopération dans les domaines du développement des infrastructures énergétiques, du transport des hydrocarbures par pipelines, du stockage, de la régulation et du contrôle technique, en sus de la gestion des données géologiques et des bases de données relatives aux hydrocarbures, outre l’échange d’expertises en matière de sécurité industrielle, de santé, d’environnement et de gestion des risques.

Dans le cadre de l’accompagnement des transformations que connaît le secteur énergétique mondial, les deux parties sont convenues de développer leur coopération dans les domaines de la numérisation, de l’innovation, de l’intelligence artificielle, de la recherche et du développement, afin d’améliorer les performances, d’augmenter la rentabilité des projets et de renforcer la compétitivité du secteur dans les deux pays.

Les deux parties ont, par ailleurs, réaffirmé leur volonté de renforcer la coordination et l’action commune au sein de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et de l’Union africaine (UA), tout en soutenant les initiatives et projets énergétiques continentaux visant à renforcer la sécurité énergétique et à promouvoir le développement durable en Afrique, conclut le communiqué du ministère.