Le palais des expositions des Pins Maritimes (SAFEX) d’Alger s’apprête à ouvrir ses portes à la 21e édition du Salon International de l’Eau, des Énergies et de l’Environnement (SIEE-Pollutec 2026). Jusqu’au 4 juin, cet événement, né en 2005 sous l’impulsion de Symbiose-Communication-Environnement, s’affirme plus que jamais comme un accélérateur indispensable pour les solutions vertes made in Algérie. En réunissant 175 exposants nationaux et étrangers représentant plus de 15 pays (de l’Allemagne à la Chine, de la France à l’Arabie Saoudite) ce salon confirme sa dimension internationale croissante. Mais l’essentiel n’est pas seulement dans les chiffres, aussi éloquents soient-ils. Il réside dans une ambition clairement affichée par son directeur général, Adel Kaoula : faire de cette édition un pont entre les enjeux de l’eau, de l’économie circulaire, de la finance verte et des startups innovantes. Car le véritable tournant de SIEE-Pollutec 2026, c’est son regard résolument tourné vers les talents locaux. Longtemps perçu comme une simple vitrine des technologies importées, le salon devient progressivement un tremplin pour les innovations algériennes. Startups émergentes, jeunes pousses de l’environnement, chercheurs et universitaires trouvent désormais une plateforme à leur mesure pour présenter des solutions adaptées aux spécificités du pays : stress hydrique, transition énergétique, gestion des déchets et résilience climatique. Pourquoi est-ce crucial ? Parce que l’Algérie, confrontée à une raréfaction des ressources en eau et à des aléas climatiques de plus en plus marqués, ne peut plus se contenter d’importer des technologies conçues ailleurs. Elle doit inventer, adapter et industrialiser ses propres réponses. SIEE-Pollutec offre cette opportunité unique de confronter les idées locales aux expertises internationales, de nouer des partenariats et, surtout, de passer de l’expérimentation à l’échelle industrielle. Les organisateurs l’ont bien compris. Les plus de 30 conférences thématiques programmées ne se limiteront pas à des discours généraux. Elles aborderont concrètement la gestion des ressources hydriques, la valorisation des énergies renouvelables, l’économie circulaire et l’adaptation des infrastructures. Autant de chantiers où l’innovation locale a un rôle majeur à jouer.

Avec plus de 10 000 visiteurs professionnels attendus, le salon devient un carrefour d’échanges où décideurs publics, entreprises, experts et porteurs de solutions dialoguent sur un pied d’égalité. C’est là que naissent les synergies, que se dessinent les projets de demain. Ce salon prouve que la transition écologique n’est pas une injonction lointaine, mais un chantier ouvert ici et maintenant. Et si le véritable succès de cette 21e édition était de révéler au grand jour ces pépites locales capables de faire bouger les lignes ? Rendez-vous à la SAFEX pour le vérifier. L’avenir de l’environnement en Algérie se joue aussi cette semaine, entre deux conférences et un échange de cartes de visite.