La mort de 101 personnes au mois de mai en Espagne peut être attribuée à la chaleur, a annoncé mercredi le ministère espagnol de la Santé, qualifiant ce chiffre de record.

Ce chiffre, un record depuis le début des relevés de ce type en 2015, est « 3,6 fois supérieur à la moyenne des décès liés à la chaleur enregistrée au mois de mai au cours de la dernière décennie », a souligné le ministère dans un communiqué, insistant sur « l’impact sanitaire important des épisodes de chaleur, même avant le début de l’été ».

Des records de température pour un mois de mai ont été battus dans plusieurs villes d’Espagne au cours des derniers jours, notamment dans le nord, selon l’Agence météorologique nationale (Aemet), qui a évoqué des « températures extraordinairement élevées pour un mois de mai » et a insisté sur la « persistance » de cet épisode, qui a duré plusieurs jours.

Rappeler que le risque de décès augmente de près de 10% par degré supplémentaire au-dessus du seuil établi pour la santé, le plan de prévention du ministère de la Santé, activé du 13 mai au 30 septembre, permet d’informer la population grâce à un système d’alerte coloré (du vert pour +absence de risque+ au rouge pour +risque élevé+).

Depuis 2015, date du début des relevés, jusqu’à l’été 2025, la mort de 27.564 personnes est « attribuable aux fortes températures » en Espagne, d’après le ministère de la Santé.

L’année 2022 a été la plus meurtrière avec 4.789 décès, suivie de 2025 avec 3.832 décès attribuables à la chaleur. L’Espagne avait alors connu son été le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de 24,2 C, selon l’Aemet.

Bien que coutumière des températures élevées, l’Espagne est depuis plusieurs années confrontée à des épisodes de chaleur de plus en plus nombreux et rapprochés, parfois en dehors des mois d’été, ce qui inquiète les scientifiques.