Habib Benouda

La campagne électorale des législatives prévues pour le 2 juillet 2026 s’est ouverte, ce mardi, dans la wilaya d’Oran sur un rythme globalement modéré, marqué par la prudence et l’attentisme. Pour cette première journée, les activités de terrain sont restées limitées, loin de l’intensité habituellement observée au lancement des échéances électorales, et en deçà des anticipations des formations politiques en lice.

Bien que la campagne ait été officiellement enclenchée à compter de ce 9 juin, la majorité des partis ont choisi de temporiser leur déploiement sur le terrain. Ils ont privilégié, pour l’heure, des réunions internes et des rencontres de coordination consacrées aux derniers ajustements organisationnels et logistiques, dans l’attente de la régularisation de certains dossiers administratifs liés aux candidats ainsi qu’aux encadreurs des opérations de campagne.

Ce relatif ralentissement s’expliquerait, selon plusieurs observateurs de la scène politique locale, par la persistance de démarches administratives en cours, notamment l’obtention des autorisations de participation et des décisions de mise en disponibilité. Des pièces indispensables permettant aux candidats et aux équipes de campagne d’investir pleinement le terrain et d’engager le contact direct avec les électeurs, dans le strict respect du cadre réglementaire.

Sur le terrain, notamment à travers plusieurs communes de la wilaya, la journée a été marquée par l’absence de grands rassemblements populaires et de sorties de proximité d’envergure, généralement caractéristiques des premières heures de campagne. L’activité s’est essentiellement concentrée au niveau des sièges de partis, où les équipes se sont attelées aux préparatifs logistiques, à la structuration des équipes et à la répartition des missions d’encadrement.

Les différentes formations politiques misent désormais sur les prochains jours pour accélérer la cadence et donner une impulsion plus visible à leurs actions de proximité, une fois les contraintes administratives levées et les dispositifs organisationnels finalisés. L’objectif affiché est de tirer pleinement profit de la période légale de campagne, fixée à vingt jours, afin de déployer une présence de terrain plus soutenue à travers meetings, rencontres citoyennes et actions de sensibilisation.

Pour plusieurs analystes, ce démarrage discret ne saurait être interprété comme un indicateur du niveau réel de la compétition à venir. Il traduirait plutôt une phase transitoire, caractérisée par la mise en place progressive des dispositifs de campagne, avant une montée en puissance attendue dans les prochains jours, à mesure que les préparatifs administratifs et organisationnels seront achevés.

À Oran, la dynamique politique devrait ainsi s’intensifier progressivement, avec l’entrée en scène plus affirmée des neuf formations en lice dans les différentes communes de la wilaya. Celles-ci comptent exposer leurs programmes et leurs propositions autour des enjeux économiques, sociaux et de développement local, dans une course aux suffrages qui s’annonce progressivement plus animée à l’approche du scrutin du début du mois de juillet.