Quand l’urgence hospitalière mène à l’hémicycle  – Le pari politique du Dr Oussalah Redouane

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Djamila M

À l’approche du scrutin législatif du 2 juillet 2026, la capitale de l’Ouest algérien s’anime d’une ferveur politique renouvelée. Dans les états-majors des partis, l’heure est au positionnement stratégique, mais surtout au renouvellement des visages. À Oran, cette quête de profils crédibles et ancrés dans les réalités citoyennes trouve une illustration parfaite dans la candidature du docteur Oussalah Redouane. Aligné sous la bannière de la liste du Front de libération nationale (FLN), ce médecin principal en chef s’impose comme l’une des figures de proue d’une nouvelle génération d’élites bien décidée à faire bouger les lignes de la députation.

L’école du terrain : l’adrénaline des urgences comme boussole

Né à Oran le 6 mars 1987, le docteur Oussalah Redouane a façonné sa réputation dans le creuset le plus exigeant de la santé publique : la gestion des urgences médico-chirurgicales. Actuellement à la tête de cette unité vitale au sein de l’établissement hospitalier Dr Medjber Tami à Aïn El Turk, l’homme est un habitué des situations de crise où chaque seconde compte.

Son histoire avec la médecine de terrain commence dès ses années d’études, entre 2009 et 2014, par des gardes volontaires et une immersion précoce dans les services d’urgence. Ce baptême du feu lui permet de se confronter à la dure réalité des flux de patients et à la détresse sociale. Fort d’un parcours polyvalent jalonné de stages en pédiatrie, gynécologie-obstétrique et médecine interne, il intègre officiellement la structure d’Aïn El Turk en août 2014.

Tranchant, méthodique et doté d’un sens inné de l’organisation, il gravit rapidement les échelons. Coordinateur de l’unité dès 2017, puis nommé chef de service en août 2019, il orchestre la logistique, manage les équipes médicales et fait face aux contraintes structurelles d’un secteur sous haute tension. Ce quotidien de gestionnaire de crise, couplé à des compétences modernes en informatique et à une solide maîtrise linguistique (arabe, français, anglais, avec des notions de russe et d’espagnol), dessine le portrait d’un cadre accompli, prêt à transposer la rigueur du diagnostic médical à l’analyse des textes de loi.

Un engagement militant et syndical au plus près du citoyen

L’engagement du Dr Oussalah ne s’arrête pas aux portes de l’hôpital. Dès 2011, il rejoint la section FLN d’Aïn El Turk, s’investissant particulièrement dans l’encadrement de la jeunesse locale dont il prendra la tête de la commission en 2017. Cette même année, il se frotte pour la première fois au suffrage universel lors des élections locales pour l’Assemblée populaire de wilaya (APW).

Mais c’est en 2021 que son poids électoral se révèle : candidat aux législatives, il rate le siège de député d’un cheveu, se classant quatrième à seulement 29 voix du précieux sésame. Un score honorable qui témoigne d’une réelle popularité et d’un ancrage territorial indiscutable.

Parallèlement, son ADN de défenseur du service public s’exprime sur le terrain syndical. Secrétaire général de section du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) de 2017 à 2023, puis membre actif du bureau local de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) depuis 2025, il s’est forgé une solide expérience du dialogue social et de la défense des droits des travailleurs.

Le renouvellement par la compétence : l’appel d’Oran

Pour ce rendez-vous crucial de l’été 2026, le docteur Oussalah Redouane revient dans l’arène avec des convictions solidifiées par l’expérience. Loin des discours politiciens désincarnés, sa démarche s’inscrit dans une volonté de transformation qualitative de l’action parlementaire.

Dans une déclaration exclusive à CapDz, il insiste sur le fait que sa candidature répond à un impératif national : injecter des compétences issues du terrain au cœur des institutions de l’État. Pour lui, la revalorisation des services publics, le soutien à la jeunesse et l’équité sociale ne sont pas de vains mots, mais des chantiers urgents qui nécessitent des solutions pragmatiques. Face à un électorat oranais de plus en plus exigeant, le Dr Oussalah Redouane incarne cette transition attendue vers une gouvernance moderne, où le sens du devoir et la proximité citoyenne l’emportent sur les ambitions personnelles. Un profil à suivre de très près le 2 juillet prochain.