
Meriem B
À quelques jours du scrutin législatif, la campagne électorale s’intensifie à Oran. Les candidats investissent les quartiers, vont à la rencontre des citoyens, animent des réunions de proximité et présentent leurs programmes avec un même objectif : convaincre un électorat appelé à désigner ses représentants à l’Assemblée populaire nationale. Cette effervescence politique traduit l’importance d’un rendez-vous démocratique qui engage l’avenir de la wilaya autant que celui du pays.
Au-delà de la compétition entre les différentes formations politiques, cette campagne révèle surtout l’ampleur des attentes exprimées par les Oranais. Emploi, logement, développement économique, amélioration des services publics, pouvoir d’achat, santé, transport ou encore cadre de vie figurent au cœur des préoccupations. Les électeurs attendent des engagements réalistes, mais surtout des élus capables de porter efficacement leurs préoccupations au sein de l’institution parlementaire.
En tant que deuxième pôle économique du pays, Oran occupe une position stratégique dans le développement national. Son potentiel industriel, portuaire, universitaire et touristique lui confère un rôle majeur qui exige une représentation parlementaire à la mesure des défis actuels. Les futurs députés auront la responsabilité de défendre les intérêts de la wilaya, de participer à l’élaboration des lois et d’exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.
Cette campagne est également l’occasion d’observer une évolution du discours politique. Les candidats mettent davantage l’accent sur la proximité, l’écoute et la recherche de solutions concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Si les approches diffèrent d’une formation à l’autre, toutes convergent vers une même ambition : gagner la confiance des électeurs en proposant une vision crédible de l’action parlementaire.
Le scrutin qui s’annonce constitue ainsi un moment déterminant de la vie démocratique. Au-delà des appartenances partisanes, il appartient désormais aux citoyens d’exercer leur droit de vote en toute responsabilité. À Oran, comme dans le reste du pays, les urnes désigneront celles et ceux qui auront la charge de porter la voix des citoyens et de contribuer, durant la prochaine législature, aux grands choix qui façonneront l’avenir de l’Algérie.



