La vague de chaleur extrême qui touche l’Europe, s’est étendue dimanche vers l’Est, affectant notamment plusieurs pays et faisant encore plus de morts notamment en France et en Espagne, avec des températures dépassant 35 C.
La canicule affecte dimanche au moins 191 millions d’habitants en Europe, notamment en Allemagne, en Pologne, en République tchèque et en Hongrie, tandis que la France commence progressivement à retrouver des températures plus supportables.
Cette vague de chaleur a fait un millier de décès supplémentaires par rapport à la normale en France, depuis mercredi 24 juin, date à laquelle la canicule s’est intensifiée avec des températures dépassant 40 C, a annoncé l’agence française de santé publique, prévenant que ce bilan provisoire devrait encore s’alourdir.
« Depuis le 24 juin, environ 1.000 décès supplémentaires -chiffres non consolidés- ont (…) été observés par rapport aux mois précédents », un phénomène touchant principalement les plus de 65 ans, a annoncé Santé publique France, évoquant par ailleurs une hausse de 40% des seuls décès à domicile.
« Plus de 1.200 décès -toutes causes- ont été enregistrés pour la journée du 24 juin et plus de 1.400 décès quotidiens les 25 juin et 26 juin », explique l’agence. « A titre comparatif, on comptait autour de 900 à 1.000 décès par jour en avril/mai. » L’augmentation des décès concerne « toutes les classes d’âges, rappelant que les effets de la canicule peuvent affecter toute la population ».
« Néanmoins 85% des décès observés concernent les personnes de 65 ans et plus. Une augmentation particulièrement marquée par des décès à domicile est observée », un phénomène déjà évoqué par les autorités sanitaires.
En Espagne, les autorités ont fait état de centaines de morts et d’autres dans le reste de l’Europe, notamment plusieurs enfants décédés dans des voitures surchauffées.
Dans les pays déjà affectés par des records de chaleur depuis plusieurs jours, à l’instar de la France ou de la Grande-Bretagne, les hôpitaux commencent à être saturés, les cellules de crise sont activées et les décès comptabilisés : des personnes âgées, des malades chroniques, des enfants, des adolescents, des personnes à la rue. La chaleur tue, par noyade, hyperthermie ou crise cardiaque.
Samedi, plusieurs records de chaleur ont de nouveau été enregistrés sur le continent, avec 37 C au Danemark, 40,6 C en République tchèque et 41,5 C en Allemagne où les autorités locales, notamment à Berlin, envisagent le recours à des canons à eau afin de rafraîchir la population face à la persistance de la chaleur.
Dans ce dernier pays, un record de température minimale nocturne a également été relevé, avec 29,4 C à Kubschütz, dépassant le précédent record datant d’août 2003.
La quasi-totalité de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque devraient voir le thermomètre grimper au delà des 35 C dimanche, tout comme 42 millions de personnes dans une grande partie de l’Allemagne, notamment à Berlin.
La Slovaquie, la Serbie, la Croatie, l’Italie, l’Autriche ainsi que l’ouest de l’Ukraine seront également concernés.
Une alerte rouge à la chaleur extrême est en vigueur, depuis minuit dimanche, pour la première fois dans une grande partie des Pays-Bas, où les autorités déconseillent de prendre la route et où la plupart des écoles ont fermé.
Le Royaume-Uni a, lui, battu son record de chaleur pour un mois de juin pour la troisième journée consécutive, avec 36,9 C. Le groupe de scientifiques du World Weather Attribution (WWA) rappelle que les changements climatiques causés par les activités humaines sont responsables sans équivoque de l’intensité de cette canicule, qui aurait été pratiquement impossible, il y a 50 ans.

