Boualem. Belhadri

En juillet dernier, en marge de la mise en exploitation du parc d’attraction et de loisirs réalisé par son entreprise à la plage de Chatt El Hilal (17 km au nord-ouest d’Ain Témouchent), José Minguillon Fouteza, le PDG de «Beni Saf Water Company (BWC) a porté à la connaissance de la presse qu’il a été décidé l’extension de la station de dessalement de l’eau de mer, une importante opération qui vise, en premier, à réduire le problème récurrent d’arrêt technique et maintenir la production à 200 000 m3/jour à longueur d’année. Le délai de réalisation de cet aménagement est de neuf mois a expliqué ce dernier qui occupe aussi le poste de représentant de la société «Cobra» au Maghreb. Le cap projeté dans les délais fixés est la préparation du projet d’équipement de la station de dessalement de l’eau de mer d’El Hilal en technologies, pour être la première du genre au niveau national à fonctionner en énergie renouvelable, vise à rationaliser la consommation énergétique surtout dans le domaine de l’électricité. Le PDG de BWC a mis l’accent sur la promotion de la formation ; des conventions de coopérations auraient été signées et lie la société BWC à plusieurs universités de la région dont celles d’Oran et Ain Témouchent. Tout le long de l’année et à l’occasion des journées mondiales de l’eau, de l’environnement, de l’arbre, de la biodiversité, l’association défense des intérêts des utilisateurs d’eau et protection de l’environnement, organise des visites guidées à la station de dessalement au profit des étudiants, des collégiens, des lycéens et des stagiaires de la formation professionnelle. Ce mardi 29 octobre et à l’occasion de la grande campagne nationale de reboisement prônée par le ministère de l’agriculture en étroite collaboration avec d’autres départements ministériels, l’association a célébré cette journée en organisant une sortie pédagogique à la station de dessalement au profit de 50 élèves des CEM des communes de Sidi Ben Adda et Ouled El Kihel. Les apprenants ont eu des initiations sur le dessalement d’eau de mer par osmose inverse, un procédé appliqué dans le monde. L’eau pure est extraite de l’eau salée par « filtration » à travers une membrane semi-perméable dont les pores, perméables aux molécules d’eau, offrent un obstacle infranchissable aux ions et aux molécules non ionisées dissoutes. Ainsi pour faire face à cette pénurie annoncée d’eau qu’a connue la wilaya d’Ain Témouchent, dans les années 2000, la décision politique de l’Algérie était d’aller vers de nouvelles techniques de production d’eau potable à mettre en place pour satisfaire les besoins de la population croissante. Une des techniques prometteuses pour certains pays est le dessalement de l’eau de mer ou des eaux saumâtres. Les techniques de dessalement de l’eau de mer sont opérationnelles depuis de nombreuses années. Mais leur coût (150 da/m3) limite souvent leur utilisation aux pays riches. Cependant dans les dernières années, la capacité des usines de dessalement s’est fortement accrue et les coûts de production par m3 ont connu une forte diminution. Les autorités de la wilaya avec à leur tête Ouinez Labiba, cheffe de l’exécutif a tenu à vouloir participer à l’opération de reboisement de plants de caroubier sur les parties déclives situées en hauteurs et pourraient constituer un danger en cas de fortes averses d’eau de pluies pouvant entrainer le phénomène d’érosion donc de transport de terres par ravinement. Les élèves étaient très attentifs aux explications fournies par les responsables de la station de dessalement de Chatt El Hilal. Actuellement la station fournit l’essentiel des besoins de l’eau potable aux populations de la wilaya d’Ain Témouchent.