Boualem. Belhadri
A Ain Temouchent, on a l’impression que la rue est hantée par un somnambulisme. Tout se voit, se manifeste et s’exprime sauf ce qui a trait à la campagne électorale. Ce n’est uniquement au niveau de quelques cafés du centre-ville que des gens d’un certain rang social discutent inélégamment et sans engouement des cinq prétendants à la course électorale. La rue fait peur aux staffs des candidats désirant siéger à El Mouradia au poste du magistrat suprême de l’Etat algérien. Ce qui va avec cette approche est aussi le manque de détermination et de persuasion manifestée, jeudi passé par les cinq représentants des candidats qui étaient les invités de la radio locale. On dirait qu’ils craignent de vouloir aller en direction des masses en programmant des meetings, des bains de foules ou autres manifestations qui entrent dans le cadre de la loi régissant les activités des partis en lice en période de campagne électorale. Le point commun qui a focalisé la ligne directrice de tous les partis est de prétendre que tous partent du principe de vouloir épouser les revendications du hirak avec certaines nuances sur la manière et la forme, de tout un chacun. Comment appréhender les citoyens, comment les ramener à s’intéresser de la chose politique, comment gagner leur confiance et les de ces derniers est la grande question qui reste cloisonnée dans leur subconscient. Le hirak, dirait-on, a vidé les partis en lice des poignées de militants de chaque candidat. Et dans ce domaine tout est à refaire et à reconstruire sur des bases démocratiques pour ceux qui veulent préparer les prochaines échéances électorales de 2020. La mission des cinq cavaliers n’est point aisée. La campagne n’a pas encore vraiment commencé après une semaine de son entame.


















