F.B
La protection des données à caractère personnel s’impose progressivement comme un enjeu majeur de l’action publique. C’est dans cette perspective que la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a organisé, lundi à l’École supérieure de police « Ali-Tounsi » d’Alger, une journée d’étude consacrée à l’application de la législation régissant le traitement des données personnelles dans les missions de sécurité.
Les travaux ont été ouverts par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, du président de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel, Samir Bourhil, du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Badaoui, ainsi que de représentants des secteurs de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur.
Au-delà de la présentation du cadre juridique, la rencontre se veut un espace de réflexion sur les adaptations qu’impose la numérisation croissante des administrations. Les échanges portent sur l’application des dispositions de la loi n°18-07, modifiée et complétée par la loi n°25-11, afin de concilier l’efficacité des missions de sécurité avec les exigences de protection des droits individuels.
Les participants examinent également les mécanismes permettant de renforcer la conformité des pratiques administratives et opérationnelles aux nouvelles exigences légales. Les différentes communications abordent les dimensions juridiques, techniques et organisationnelles du traitement des données à caractère personnel.
Les travaux devraient déboucher sur une série de recommandations, dont l’élaboration d’un guide de référence destiné à unifier les procédures applicables aux services administratifs, sécuritaires et judiciaires en matière de gestion et de protection des données personnelles.




