R.N

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a réagi, ce lundi, aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux faisant état de la prétendue impropriété à la consommation de la pastèque rouge. Dans un communiqué officiel, le département ministériel dément catégoriquement ces allégations et affirme que les analyses de laboratoire réalisées confirment la conformité du produit aux normes sanitaires en vigueur.
Le ministère précise que les résultats des expertises scientifiques infirment les rumeurs diffusées sur les plateformes numériques, qualifiées de « fausses informations » susceptibles de porter atteinte à l’économie nationale, à la sécurité alimentaire et à la réputation des produits agricoles algériens, alors que ces derniers connaissent une progression sur les marchés, notamment à l’exportation.
Face à cette situation, le ministère appelle les citoyens à faire preuve de vigilance et à ne pas se fier aux informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux. Il rappelle que les services de l’État, en coordination avec le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, ainsi que les organismes de contrôle, assurent un suivi permanent de la qualité des produits destinés à la consommation.
Le communiqué s’adresse également aux associations et aux personnes se réclamant de la protection du consommateur. Le ministère souligne que toute prise de position doit s’appuyer sur des données scientifiques fiables et relever des compétences prévues par la loi. Il les invite à transmettre leurs préoccupations aux autorités habilitées plutôt que de contribuer à la diffusion d’informations non fondées.
Enfin, le ministère de l’Intérieur rappelle qu’il se réserve le droit d’engager les procédures prévues par la législation en vigueur à l’encontre de toute personne ou association qui diffuserait de fausses informations portant atteinte à l’intérêt général. Il évoque notamment la possibilité de suspendre les activités des associations concernées, conformément aux dispositions de l’article 40 de la loi n° 12-06 du 12 janvier 2012 relative aux associations.
Par cette mise au point, les pouvoirs publics entendent rassurer les consommateurs tout en réaffirmant leur détermination à lutter contre la désinformation et à préserver la confiance dans les produits agricoles nationaux.