Le président de la région espagnole de Castille-La-Manche a « espéré » mercredi pouvoir circonscrire d’ici jeudi l’incendie qui a ravagé « environ 32.000 hectares » depuis la semaine dernière à une centaine de kilomètres au nord de Madrid, conduisant à un déploiement « historique » de moyens pour lutter contre les flammes.
Ce feu de forêt, dans la province de Guadalajara, est considéré comme le plus important de l’année en Espagne. « Espérons que demain nous pourrons le considérer comme stabilisé », a déclaré Emiliano Garcia-Page lors d’un point presse au côté du Premier ministre Pedro Sanchez depuis le centre de coordination des secours, appelant toutefois à « beaucoup de prudence ».
Le responsable a expliqué que « les fronts » du feu « se sont réduits » dans cette zone très aride, quasiment vide de population, grâce à l’effort actuellement, d’après les services d’extinction et de prévention des feux (Infocam), de plus de 200 pompiers aidés d’une trentaine de moyens aériens et terrestres.
Emiliano Garcia-Page a alerté sur la journée de jeudi, qui sera « très dure » avec « des rafales de vent très difficiles à gérer » qui pourraient perturber le travail des pompiers.
Il a également annoncé qu’une partie des personnes évacuées, 1.200 au total sur une trentaine de hameaux concernés, pourraient rentrer chez elles dans les prochaines heures, sans toutefois préciser combien.
Devant la presse, le chef du gouvernement Pedro Sanchez a de son côté insisté sur le fait que l’Espagne avait vécu depuis le début de l’année « 22 grands incendies », soit « quatre fois plus » que l’an passé sur la même période, signe d’après lui de l’intensification des conséquences du changement climatique.
Au total, plus de 120.000 hectares ont déjà brûlé depuis le 1er janvier en Espagne, selon le Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis).
Soit environ « la moyenne annuelle que subissait l’Espagne au cours de la dernière décennie », a averti Pedro Sanchez.
En 2025, plus de 393.000 hectares avaient été dévorés par les flammes en Espagne, selon Effis, le pire bilan de l’histoire récente du pays.




