Le ministère soudanais de la Santé a annoncé que des cas suspects de choléra avaient été détectés dans quatre Etats, alors que la maladie continue de se propager dans un contexte de détérioration de la crise humanitaire provoquée par le conflit en cours.

L’annonce a été faite lors d’une réunion du Centre fédéral des opérations d’urgence à Khartoum, au cours de laquelle les responsables ont examiné la situation sanitaire du pays, a précisé le ministère dans un communiqué relayé mercredi par des médias.

« Les cas suspects de choléra avaient été recensés dans les Etats du Kordofan-Nord, du Kordofan-Ouest, du Darfour-Sud et de Khartoum, sans préciser le nombre de personnes infectées », a-t-on indiqué de même source.

Le 10 juillet dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait averti que l’épidémie de choléra s’étendait dans les régions du Darfour et du Kordofan, après le signalement de 114 décès et de plus de 1 330 cas, ajoutant que le bilan était susceptible de s’alourdir.

L’OMS décrit le Soudan comme la plus grande crise humanitaire au monde, avec plus de 33 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire, dont 21 millions nécessitant des services de santé. L’Organisation indique également que 13,4 millions de personnes ont été déplacées, dont 9 millions à l’intérieur du pays et 4,6 millions dans les pays voisins.

Le 5 juillet, le Réseau des médecins soudanais a indiqué que plus de 200 000 personnes, dont 20 000 enfants, vivant dans les zones situées à l’ouest de la ville de Bara, au Kordofan-Nord, faisaient face à des conditions humanitaires et sanitaires catastrophiques en raison de la propagation du choléra et de la rougeole, aggravées par de graves pénuries de médicaments et de nourriture.

En cours depuis avril 2023, le conflit opposant l’armée gouvernementale aux Forces de soutien rapide (FSR) a fait plusieurs milliers de morts et provoqué l’une des plus graves crises humanitaires au monde, selon les Nations unies.