Le ministre soudanais de la Santé, Haitham Mohamed Ibrahim, a annoncé la reprise des activités d’environ 75 % des établissements de soins et structures médicales de base, à la suite du retour d' »une relative stabilité » dans le pays, théâtre d’un conflit armé depuis avril 2023.

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche soir à Khartoum, M. Mohamed Ibrahim a déclaré: « Suite au retour d’une relative stabilité à Khartoum, dans le centre du Soudan et dans certaines régions du Kordofan, 75 % des établissements de soins et structures médicales de base ont repris leurs services ».

Le ministre a également révélé l’élaboration d’une vision globale pour la reconstruction du secteur de la santé, baptisée « Stratégie de l’espoir », avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Son lancement est prévu mercredi prochain. Cette stratégie vise à assurer l’équité en matière de santé et à renforcer les services de soins primaires et spécialisés à travers le pays.

Il a en outre annoncé la conclusion d’un ensemble d’accords de financement avec des institutions internationales et des banques de développement, d’une valeur dépassant 293 millions de dollars, en plus d’engagements supplémentaires estimés à environ 150 millions de dollars sur les trois prochaines années, afin de garantir des ressources durables pour le système de santé et de soutenir les programmes de relance.

Le ministre a également indiqué que plus de 40 partenaires internationaux ont manifesté leur intérêt pour soutenir le secteur de la santé au Soudan.

Le secteur sanitaire soudanais fait face à de lourds défis depuis le déclenchement du conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) en avril 2023, de nombreux hôpitaux et centres de santé ayant été détruits ou mis hors service en raison des combats.

Et la dégradation des services de santé a accru les risques de propagation de maladies épidémiques, notamment le choléra, la rougeole, la dengue et le paludisme, dans un contexte marqué par l’augmentation des déplacements de population et les difficultés d’accès aux soins dans plusieurs régions touchées par le conflit.