Meriem B 

Dès les premières heures de la propagation des incendies dans plusieurs régions de l’Est du pays, l’Etat a engagé une mobilisation à grande échelle. Sur le terrain comme dans les structures de santé, au niveau des réseaux stratégiques comme auprès des familles sinistrées, l’ensemble des institutions publiques a été mis à contribution pour faire face à une situation rendue particulièrement complexe par les conditions météorologiques. Sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le dispositif déployé ne s’est pas limité à la lutte contre les flammes : il s’est étendu aux secours, à l’évacuation des populations, à la prise en charge des blessés, au rétablissement des services essentiels, à l’évaluation des dommages et à l’accompagnement des victimes.

L’ampleur de la réponse traduit la volonté des pouvoirs publics de placer la protection des citoyens au-dessus de toute autre considération. Face à des incendies évoluant parfois rapidement sous l’effet de la chaleur et des vents, les différents corps d’intervention ont été mobilisés simultanément, chacun dans le cadre de ses missions, mais avec un même objectif : contenir le sinistre et réduire au maximum son impact humain et matériel.

La Protection civile a été engagée en première ligne dans les opérations de lutte contre les foyers et de sauvetage. Ses équipes ont multiplié les interventions dans les zones les plus exposées, assurant également l’évacuation des personnes menacées. A leurs côtés, les unités de l’Armée nationale populaire ont participé aux opérations dans les secteurs concernés, tandis que la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale ont assuré des missions essentielles de sécurisation, de contrôle des accès, d’organisation des évacuations et de protection des populations.

Cette coordination entre les différents corps de l’Etat a permis d’apporter une réponse adaptée à l’évolution de la situation. Là où le feu progressait, les moyens étaient renforcés. Là où les populations devaient être mises à l’abri, les dispositifs de sécurité étaient déployés. Et lorsque les flammes étaient maîtrisées, les équipes demeuraient mobilisées pour prévenir toute reprise.

Une mobilisation qui dépasse largement le front des incendies

La particularité de cette intervention réside précisément dans son caractère global. L’action de l’Etat ne s’est pas arrêtée à la maîtrise des incendies. Dès que les premiers dégâts ont été constatés, les différents secteurs ont été appelés à intervenir pour préserver les conditions de vie des populations affectées.

Les entreprises et établissements publics chargés des réseaux stratégiques ont ainsi été mobilisés. Les équipes de Sonelgaz sont intervenues pour diagnostiquer les dommages et procéder aux réparations nécessaires sur les installations électriques et gazières affectées. Le rétablissement de l’alimentation énergétique constitue en effet l’une des premières conditions du retour à la normale pour les habitants des zones sinistrées.

Dans le même temps, les services chargés des télécommunications ont été sollicités afin d’assurer la continuité des communications et de rétablir les liaisons éventuellement perturbées. Les secteurs de l’hydraulique, des travaux publics, des transports et de l’habitat ont, eux aussi, engagé les interventions relevant de leurs compétences pour réparer les infrastructures touchées et répondre aux besoins immédiats des populations.

Cette mobilisation simultanée de plusieurs départements et institutions donne une dimension particulière à la réponse apportée. Il ne s’agit plus d’une succession d’interventions isolées, mais d’une chaîne d’action publique couvrant l’ensemble des besoins nés de la catastrophe.

L’Etat au chevet des victimes

Sur le plan sanitaire, le dispositif a également été renforcé pour faire face aux conséquences humaines des incendies. Les victimes souffrant de brûlures graves ont fait l’objet d’évacuations médicalisées vers des établissements disposant des compétences et des équipements nécessaires à leur prise en charge.

Des blessés ont notamment été transférés vers des structures spécialisées, parmi lesquelles l’hôpital des grands brûlés de Zéralda et l’établissement spécialisé d’Oran. La mobilisation du secteur de la santé a permis d’assurer la continuité des soins et d’orienter les cas les plus graves vers les établissements disposant des plateaux techniques appropriés.

Cette dimension humaine de la mobilisation a également été marquée par la présence du président de la République auprès des victimes hospitalisées. En se rendant au chevet des blessés pour s’enquérir de leur état de santé, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la priorité accordée à la prise en charge des personnes touchées par cette épreuve.

Du secours d’urgence à la réparation des préjudices

Mais la mobilisation de l’Etat s’inscrit désormais dans une nouvelle phase. Une fois l’urgence maîtrisée vient le temps du recensement des pertes et de la réparation des dommages.

Sur le terrain, les opérations d’évaluation ont été engagées afin d’identifier avec précision les habitations détruites ou endommagées, les pertes agricoles et les autres préjudices enregistrés. Les commissions chargées de ces opérations doivent permettre de disposer d’un état des lieux précis, indispensable à la mise en œuvre des mesures d’accompagnement.

Pour les familles qui ont perdu leur logement, la réponse porte également sur le relogement. Pour les agriculteurs dont les exploitations ont été affectées, l’enjeu est de permettre une reprise de l’activité après la destruction de cultures, d’arbres ou d’équipements. Dans les deux cas, l’objectif affiché est de ne pas laisser les sinistrés supporter seuls les conséquences d’un événement qui a bouleversé leur quotidien.

Les opérations d’indemnisation s’inscrivent dans cette logique. Les dossiers établis à partir des évaluations réalisées sur le terrain permettent progressivement d’engager les mesures destinées aux familles et aux exploitants touchés.

Une mobilisation qui se poursuit après les flammes

L’un des enseignements de cette séquence est précisément l’étendue du dispositif public mis en place. La lutte contre les incendies n’a constitué que le premier niveau d’une intervention qui a mobilisé successivement, et parfois simultanément, les forces de secours, les corps de sécurité, les structures sanitaires, les entreprises publiques et les administrations techniques.

De la Protection civile à l’Armée nationale populaire, de la Gendarmerie nationale à la Sûreté nationale, des services de santé aux opérateurs des réseaux, chaque institution a été appelée à agir dans son domaine pour répondre aux conséquences de la catastrophe.

Sous les instructions du président de la République, cette mobilisation se poursuit désormais autour d’un impératif différent mais tout aussi essentiel : réparer ce qui peut l’être, indemniser les victimes, rétablir les services publics et accompagner les familles jusqu’au retour à une situation aussi normale que possible.

Car la réponse à une catastrophe ne se mesure pas seulement au nombre de foyers maîtrisés. Elle se mesure aussi à la capacité des institutions à rester présentes lorsque l’urgence médiatique s’éloigne, lorsque les flammes cessent d’occuper l’horizon et que commence le long travail de réparation.

Dans l’Est du pays, l’Etat est ainsi engagé sur plusieurs fronts à la fois. Les secours poursuivent leur mission, les structures sanitaires prennent en charge les victimes, les équipes techniques restaurent les réseaux, les administrations évaluent les dommages et les mécanismes d’indemnisation se mettent en œuvre.

Une mobilisation qui traduit, au-delà de la lutte contre les incendies, une même ligne directrice : protéger les citoyens dans l’urgence, prendre en charge les victimes dans l’épreuve et accompagner les territoires touchés jusqu’à leur reconstruction.