Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré jeudi les tirs « révoltants » perpétrés la veille contre un centre islamique du centre du pays, sans faire de blessés.

Ce « geste islamophobe violent » n’a « pas sa place au Canada », at-il écrit dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Mercredi soir à Winnipeg, dans la province du Manitoba, « deux individus ont ouvert le feu sur le centre » où étaient réunis plusieurs personnes avant « d’utiliser une autre arme pour briser des fenêtres », relate un communiqué publié par la mosquée Rahma, cible de l’attaque.

Plus tôt dans la journée, deux individus, qui « sont probablement les mêmes », avaient proféré des blessures raciales à l’endroit de personnes qui se tenaient à l’entrée du centre islamique, précise ce même communiqué.

La police de Winnipeg, en charge de l’enquête, n’a pas pour l’heure identifiée du suspect ni conduit d’arrestation.

Le Conseil national des musulmans canadiens (NCCM) dénonce pour sa part sur les réseaux sociaux cet « exemple supplémentaire d’incidents quotidiens similaires à travers le pays », appelant à la mise en œuvre d’une stratégie nationale contre l’islamophobie.

Le Canada avait été marqué, en 2021, par la mort de quatre membres d’une famille musulmane, renversés par un homme qui les avait percutés avec son camion à London, en Ontario. Quatre ans plus tôt, six musulmans avaient péri et cinq avaient été blessés dans une attaque contre une mosquée de Québec.