Meriem B

L’occupation des trottoirs par les commerces fait l’objet d’un nouveau tour de vis à Oran. Une opération de contrôle et de libération des espaces piétons a été menée samedi sur l’avenue de l’Armée de libération nationale, au niveau du front de mer, à l’initiative de la Cellule de protection de l’environnement relevant du cabinet du wali.

L’intervention, effectuée en coordination avec les services de sécurité et en présence du délégué à la sécurité de la wilaya, répond aux instructions du wali, Brahim Ouchene, visant à mettre fin aux empiètements sur le domaine public et à rétablir la vocation première des trottoirs.

Les contrôles effectués sur place ont mis en évidence des dépassements particulièrement importants. Deux commerces spécialisés dans la vente de glaces ont été épinglés pour avoir largement outrepassé les superficies prévues dans leurs autorisations. Le premier disposait d’un permis pour l’exploitation de 100 m², mais avait étendu son emprise à 250 m². Dans le second cas, l’autorisation ne portait que sur 44 m², alors que 220 m² étaient effectivement occupés.

Ce dernier établissement avait également condamné un escalier public, aggravant davantage l’emprise sur les espaces destinés aux usagers. Les deux exploitants devront désormais se conformer aux superficies expressément fixées dans leurs autorisations.

Sur le terrain, les agents ont procédé à l’enlèvement de plusieurs installations qui entravaient la circulation. Des tables et des chaises ont été saisies et des barrières disposées sur les trottoirs sans autorisation ont été retirées. Des mesures administratives ont, par ailleurs, été prises à l’encontre des commerces concernés.

Cette opération intervient dans un contexte où la question de l’occupation des trottoirs revient régulièrement dans les préoccupations des habitants et des usagers du centre-ville. Au-delà des seules infractions constatées, les interventions des services de la wilaya visent à réaffirmer une règle simple : l’autorisation d’occuper une partie du domaine public ne saurait constituer un droit à son extension au-delà des limites accordées.

Le front de mer, particulièrement fréquenté, constitue ainsi l’un des secteurs où le respect de ces limites revêt un enjeu particulier, notamment pour garantir la continuité des cheminements piétons et préserver l’accès aux équipements et aménagements publics.