Meriem B
Le nouveau cycle de représentation parlementaire ouvre, à Oran, la voie à un renforcement du dialogue entre les élus et l’administration locale. Le wali, Brahim Ouchene, a réuni dimanche les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’occasion d’une rencontre de prise de contact qui se veut surtout un espace d’échange autour des préoccupations de la wilaya et des dossiers qui interpellent ses institutions.
Loin de se limiter à une rencontre protocolaire avec les nouveaux représentants de la population, l’initiative entend poser les bases d’une coordination plus étroite entre l’exécutif local et les parlementaires. Présidée par le wali, la rencontre s’est tenue en présence du président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) et d’un membre du Conseil de la nation.
Dès l’ouverture des travaux, Brahim Ouchene a souhaité la bienvenue aux nouveaux députés, tout en mettant l’accent sur la nécessité de maintenir un contact direct avec les représentants du peuple. Pour le wali, ce type de rencontres offre un cadre permettant d’écouter les préoccupations soulevées par les parlementaires, d’échanger sur les différents dossiers et, surtout, de rechercher des positions convergentes sur les questions intéressant la collectivité locale.
Faire remonter les préoccupations du terrain
Cette démarche revêt un intérêt particulier dans une wilaya appelée à gérer des dossiers nombreux et souvent complexes. En leur qualité d’élus, les députés constituent en effet un relais entre les préoccupations de la population et les institutions nationales. Leur implication dans le suivi des dossiers locaux peut ainsi contribuer à renforcer l’articulation entre les attentes exprimées sur le terrain et les différents niveaux de décision.
C’est précisément cette logique de complémentarité que le wali entend consolider. Plutôt que de cloisonner les interventions des différentes institutions, l’objectif affiché consiste à favoriser la circulation des informations, le partage des points de vue et une meilleure coordination autour des préoccupations locales.
L’enjeu est également de permettre aux représentants de la wilaya au Parlement de disposer d’une lecture plus précise des dossiers pris en charge par l’exécutif local et de relayer, à leur niveau, les questions nécessitant une intervention ou un accompagnement des pouvoirs publics centraux.
Une démarche appelée à s’inscrire dans la durée
Brahim Ouchene a, à cette occasion, réaffirmé sa volonté de poursuivre cette dynamique de coordination avec les représentants du peuple. La coopération avec les parlementaires devrait ainsi s’appuyer sur le principe de la concertation et sur un échange régulier des points de vue, avec pour finalité affichée de servir les intérêts de la population de la wilaya.
Au-delà de la rencontre de dimanche, c’est donc la perspective d’un dialogue institutionnel plus soutenu qui se dessine. Une démarche qui suppose de dépasser le caractère occasionnel des échanges pour installer des mécanismes de concertation permettant d’aborder les préoccupations au fur et à mesure de leur émergence.
Dans cette optique, l’administration locale et les élus sont appelés à conjuguer leurs efforts, chacun dans le cadre de ses prérogatives, afin de contribuer à une meilleure prise en charge des dossiers de la wilaya. Pour Oran, cette volonté de rapprocher les institutions autour des préoccupations du terrain pourrait constituer un cadre supplémentaire pour faire entendre les attentes locales et accompagner les projets et actions inscrits au programme de développement.




