H. Benouda
Chaque épisode pluvieux remet au premier plan la vulnérabilité de nombreuses anciennes bâtisses à Oran. Dans plusieurs quartiers de la ville et des communes limitrophes, les habitants font face aux infiltrations d’eau dans les logements, à l’inondation des caves et à la formation de mares sur les chaussées. Une situation aggravée par l’état de certaines constructions et l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales.
À Esseddikia, précisément au quartier « Les Amandiers », les résidents de l’immeuble B1 n°5 dénoncent des infiltrations récurrentes affectant plusieurs appartements dès les premières pluies. Les eaux s’infiltrent également par les canalisations extérieures, provoquant des dégâts répétés et alimentant les inquiétudes des occupants quant à l’état de leur immeuble.
Les habitants expliquent devoir, à chaque averse, improviser des moyens pour empêcher l’eau de pénétrer dans leurs logements. Les abords de l’immeuble se transforment rapidement en mares, tandis que les entrées deviennent difficiles d’accès. Les riverains demandent aux services de l’APC d’Oran et à la délégation communale de Esseddikia de se déplacer sur les lieux et de prendre en charge définitivement le problème.
Des logements sociaux gagnés par l’humidité
À El Braya, notamment au quartier Zegaï Ben Yacoub, les occupants de deux immeubles sociaux sont confrontés à des désordres similaires. Réalisés il y a près de 30 ans, ces logements, au nombre d’environ 50, présentent des fissures au niveau des murs et des toitures favorisant les infiltrations. Les caves se retrouvent également régulièrement remplies d’eau.
Sur les routes du quartier, les eaux stagnantes et la boue compliquent davantage la circulation. L’obstruction des réseaux d’évacuation transforme certaines voies en passages difficiles, notamment pour les enfants et les écoliers. Des habitants vont jusqu’à louer des camions pour évacuer les eaux, à leurs propres frais.
Le patrimoine ancien sous pression
La situation n’est pas propre à ces deux secteurs. À Sidi El Houari, Derb, Stamboul, Gambetta, El Makri, Medina Djedida, El Hamri ou encore Sidi El Bachir, l’état de plusieurs constructions anciennes suscite les mêmes appréhensions. Fissures, toitures, balcons et escaliers dégradés deviennent autant de points de vulnérabilité à chaque épisode pluvieux.
Les habitants réclament des expertises techniques régulières, l’accélération des travaux de réhabilitation et d’entretien, ainsi que des mesures préventives pour les immeubles présentant des risques. Pour eux, l’urgence est désormais d’éviter que les mêmes difficultés ne se répètent à chaque pluie.




