Une nouvelle stratégie pour la valorisation des ressources énergétiques

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Wassila. B

L’Algérie confirme sa volonté de valoriser pleinement ses ressources énergétiques. À Berkine, les conventions conclues entre l’ALNAFT et la Vietnam Oil and Gas Exploration Production Corporation (PVEP) acte une nouvelle stratégie : étudier comment accroître la récupération des hydrocarbures sur les champs de Rhourde El Baguel et de Bir El Aïssa. Cette démarche pragmatique s’appuie sur les ressources déjà connues, tout en mobilisant l’expertise et les compétences de partenaires internationaux.

Les études prévues sur douze mois doivent analyser les données disponibles et le comportement des réservoirs. Ce travail approfondi est essentiel pour identifier les solutions techniques adaptées à chaque site. Il témoigne d’une approche responsable : avant d’engager de nouveaux développements, mieux comprendre les gisements et évaluer les moyens d’en tirer davantage de valeur.

Rhourde El Baguel illustre l’enjeu. Malgré son ancienneté et les difficultés rencontrées au fil de son exploitation, le champ conserve un potentiel qui mérite d’être étudié. Les techniques de récupération assistée, notamment l’injection de gaz, peuvent contribuer à améliorer l’extraction du pétrole. L’expérience acquise sur ce type de projet pourrait aussi enrichir le savoir-faire national dans la gestion des champs matures.

Le partenariat avec PVEP s’inscrit dans une relation déjà engagée en Algérie, où l’entreprise vietnamienne participe au projet de Bir Seba aux côtés de Sonatrach et de PTTEP. Cette continuité est un atout : elle favorise une coopération fondée sur la connaissance du terrain et peut ouvrir la voie à de nouvelles possibilités d’investissement et de transfert d’expertise.

Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse la production de quelques champs. Il s’agit de consolider une filière énergétique stratégique, de soutenir les capacités de Sonatrach et de maintenir le rôle du pays comme fournisseur important, notamment pour l’Europe. Les investissements annoncés dans le secteur pour les années à venir témoignent de l’ambition de poursuivre l’exploration et la production, tout en s’appuyant sur une planification de long terme.

En misant sur l’étude, la coopération et l’innovation technique, l’Algérie fait le choix de valoriser ses ressources avec méthode. Les conventions de Berkine ne garantissent pas à elles seules une hausse de production, mais elles constituent une étape concrète pour en évaluer les possibilités. C’est dans cette capacité à conjuguer expertise internationale et maîtrise nationale que réside une part importante de l’avenir énergétique algérien.

Cette démarche peut également contribuer à renforcer la sécurité énergétique du pays, en optimisant l’exploitation des infrastructures et des gisements existants. En privilégiant une évaluation technique rigoureuse avant toute décision d’investissement, l’Algérie cherche à concilier ambition de production, gestion durable de ses ressources et préservation de sa souveraineté énergétique.