F. Benyekhlef

La plaine agricole de Maghnia, qui s’étend sur 4 250 hectares, subit les effets conjugués de la sécheresse, de la baisse de la nappe phréatique et du manque d’eau pour l’irrigation. Face à cette situation, les agriculteurs réclament le raccordement du périmètre irrigué au barrage de Hammam Boughrara, tout en plaidant pour le traitement des eaux polluées provenant du pays voisin en vue de leur éventuelle réutilisation agricole.
Pour Abdelilah Larbi Hanachi, membre de l’Association agricole des périmètres irrigués de la plaine de Maghnia, la disponibilité de l’eau est devenue une condition essentielle à la préservation du potentiel agricole de la région. Les dernières saisons de sécheresse ont durement éprouvé les exploitations, tandis que le recul de la nappe phréatique aggrave les difficultés des fellahs.
« La plaine a besoin d’eau. Nous souhaitons que l’État trouve des solutions pour en garantir la disponibilité aux agriculteurs », souligne-t-il.
Dans cette plaine de 4 250 hectares, la disponibilité de l’eau constitue une préoccupation majeure pour les agriculteurs, dont les exploitations ont été durement éprouvées par les sécheresses successives et la baisse du niveau de la nappe phréatique. La raréfaction de cette ressource accentue les difficultés d’irrigation et fragilise les terres agricoles, rendant indispensable la recherche de solutions permettant de mieux mobiliser les ressources hydriques disponibles.
Dans ce contexte, la question des eaux polluées en provenance du pays voisin revêt une importance particulière. Leur traitement représente une piste à examiner pour envisager leur éventuelle réutilisation en agriculture, à condition de déterminer précisément leur composition et de mettre en œuvre les procédés d’épuration adaptés.
Oued Mouilah, une ressource stratégique mais polluée
À ce déficit hydrique s’ajoute la problématique des eaux polluées en provenance du pays voisin. Leur traitement pourrait ouvrir la voie à une éventuelle réutilisation pour l’irrigation, à condition de procéder aux analyses nécessaires et de mettre en place des dispositifs d’épuration adaptés.
Cette démarche exige l’intervention de techniciens et d’ingénieurs spécialisés, capables d’identifier les polluants et de déterminer les traitements appropriés.
Entre la sécurisation de l’approvisionnement depuis le barrage de Hammam Boughrara et la possibilité de valoriser des eaux après épuration, les agriculteurs de Maghnia attendent des solutions concrètes pour préserver leurs terres et maintenir leur activité face à une pénurie d’eau devenue préoccupante.
