Fatima Benyekhlef

En déplacement dans les vergers de la région de Maghnia, l’équipe de CapDz a constaté l’état préoccupant de plusieurs plantations d’orangers, dont les arbres présentent des signes visibles de dépérissement. Leur propriétaire, Houari Mohamed, s’interroge sur l’origine de cette dégradation et met en cause la qualité de l’eau issue des puits utilisés pour l’irrigation. Dans l’attente d’explications, il espère pouvoir alimenter ses terres à partir du barrage de Hammam Boughrara, tout en saluant les efforts engagés par les pouvoirs publics pour le traitement des eaux.
Dans les vergers de la région de Maghnia, la dégradation de certaines plantations suscite l’inquiétude des agriculteurs. Lors de son déplacement sur les terres de Houari Mohamed, l’équipe de CapDz a pu constater l’état préoccupant des orangers, dont l’aspect évoque des arbres comme brûlés. Face à cette situation, le propriétaire des lieux ne cache pas son incompréhension. Il constate le dépérissement de ses arbres sans parvenir à en déterminer précisément la cause et s’interroge notamment sur la qualité de l’eau utilisée pour l’irrigation.
Pour cet agriculteur, le problème ne se limite pas à la disponibilité de la ressource hydrique. C’est aussi la qualité de l’eau provenant des puits qui suscite ses préoccupations. Les caractéristiques de cette eau lui paraissent peu favorables à ses cultures, alors que les arbres continuent de se dégrader. Un constat de terrain qui soulève des interrogations sur les conditions dans lesquelles les vergers sont irrigués, sans toutefois permettre, à lui seul, d’établir un lien direct entre la qualité de l’eau et les dommages observés.
L’origine du dépérissement reste ainsi à déterminer. Une caractérisation de l’eau des puits, accompagnée d’analyses des sols et d’un diagnostic phytosanitaire des arbres, serait nécessaire pour identifier les éventuels facteurs en cause. Dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la pollution de l’oued Mouilah et à la qualité des ressources hydriques du bassin de Hammam Boughrara, cette question revêt une importance particulière pour les exploitants agricoles de la région.
L’espoir placé dans le barrage de Hammam Boughrara
Face aux difficultés rencontrées dans ses vergers, Houari Mohamed tourne ses espoirs vers le barrage de Hammam Boughrara. L’agriculteur souhaite que ses terres puissent bénéficier d’un approvisionnement en eau à partir de cet ouvrage, dans des conditions permettant de préserver ses plantations. Il suit avec attention les projets de raccordement et d’aménagement des réseaux d’irrigation, dont l’aboutissement pourrait, à ses yeux, ouvrir de nouvelles perspectives pour les exploitants.
Son attente témoigne d’une préoccupation essentielle : disposer d’une eau dont la qualité soit compatible avec les besoins des cultures. Car, pour les arboriculteurs, la préservation des vergers dépend autant de la régularité de l’approvisionnement que de l’aptitude de l’eau à être utilisée sans risque pour les plantations.
L’agriculteur se montre par ailleurs conscient des efforts et des moyens mobilisés par les autorités nationales pour améliorer le traitement des eaux. Il espère que ces actions permettront de trouver des solutions durables et de répondre aux préoccupations des fellahs confrontés aux difficultés d’irrigation.
Au-delà du cas de cette exploitation, le constat effectué à Maghnia rappelle la nécessité de mieux connaître la qualité des eaux utilisées dans les périmètres agricoles et d’en évaluer les effets éventuels sur les sols et les cultures. Dans une région où la question de l’oued Mouilah et de la préservation des ressources hydriques demeure sensible, l’enjeu est de parvenir à des réponses fondées sur des analyses fiables, afin de protéger les vergers et de préserver l’activité agricole.
