R. N

Le ministre d’Etat nigérian aux Ressources pétrolières (gaz), M. Ekperikpe Ekpo, a mis en avant, lundi à Moscou, les importantes retombées économiques et de développement du projet du gazoduc transsaharien (TSGP) dépendant du Nigeria à l’Algérie via le Niger, notamment pour les pays du Sahel africain, soulignant que ce projet était prioritaire et que le Nigeria allait réaliser un gazoduc dépendant du sud au nord du Nigeria en vue de concrétiser cette importante infrastructure énergétique continentale.

Dans une déclaration à l’APS, en marge de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), M. Ekpo a indiqué que le gazoduc transsaharien constitue un « projet prioritaire », déclaré à ce propos : « Je me suis rendu en Algérie il y a quelques mois, accompagné d’un représentant de la compagnie pétrolière nationale nigériane. Nous avons été reçus par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, auquel nous avons donné toutes les garanties quant à notre engagement à réaliser un gazoduc dépendant du sud au nord du Nigeria ».

La réalisation de ce gazoduc intervient parallèlement au lancement par l’Algérie des travaux de réalisation du tronçon algérien du projet (le 4 juin 2026, dans la région d’Aoulef), a souligné que son pays avait à investir dans le secteur gazier pour répondre à la demande internationale et que les travaux se dérouleront au Nigeria en vue d’élaborer les plans d’investissement nécessaires à la réalisation des gazoducs.

Dans ce cadre, poursuit M. Ekpo, « environ quatre (4) décisions finales d’investissement ont été prises avec la participation de compagnies énergétiques internationales et nationales, ce qui permettra d’augmenter la production », affirmant que le gaz constitue la solution optimale pour répondre aux besoins énergétiques dans le monde.