
Fatima. B
La pollution de l’oued Mouilah et ses répercussions sur l’agriculture dans la région de Maghnia ont été au cœur de la déclaration d’Abdelhamid Bouhassoun, président de l’Union des agriculteurs libres de Tlemcen, à CapDz, en marge de la deuxième journée du colloque international IC-TWEP 2026, organisée à Tlemcen.
L’intervenant a dénoncé les rejets polluants provenant, selon lui, du territoire marocain, notamment des activités de tannerie et de fabrication de batteries dans la région d’Oujda. Ces eaux contaminées se déversent dans l’oued Mouilah et menacent, par infiltration, les ressources souterraines exploitées par les agriculteurs.
« Cette pollution a des conséquences directes sur notre agriculture. Les arbres fruitiers dépérissent progressivement et certaines exploitations subissent des pertes considérables », a-t-il alerté, évoquant également la disparition progressive d’oiseaux autrefois présents en nombre dans la région.
Pour le représentant des agriculteurs, la dégradation de l’environnement constitue une menace durable pour la plaine de Maghnia, dont l’activité agricole dépend étroitement de la qualité de l’eau. Il a appelé les pouvoirs publics à accompagner les fellahs et à apporter des solutions concrètes à cette situation.
Saluant l’organisation de l’IC-TWEP 2026, il a souligné l’importance de la mobilisation des chercheurs et des médias pour porter cette problématique au-delà des frontières et faire avancer sa prise en charge. « Nous espérons que ce rendez-vous contribuera à faire entendre la voix des agriculteurs et à trouver des solutions durables », a-t-il conclu.



