Fatima Benyekhlef
À l’occasion de la clôture du colloque international sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et la lutte contre la pollution, organisé durant trois jours à l’Université Abou Bakr Belkaïd de Tlemcen, la représentante de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) a plaidé pour une mobilisation accrue des compétences scientifiques au service de la sécurité hydrique.
La recherche scientifique est appelée à jouer un rôle central dans la préservation des ressources hydriques et la prévention des risques de pollution. C’est le message porté par Fatima Ayoudj, représentante de la DGRSDT, dans une déclaration accordée à CapDz en marge de la clôture de cette rencontre internationale, qui a réuni durant trois jours des universitaires, des chercheurs et des représentants d’institutions nationales et internationales.
Se félicitant de la tenue de ce rendez-vous scientifique, l’intervenante a souligné qu’il avait constitué un espace privilégié d’échange d’expériences, d’expertises et de connaissances autour des différents enjeux liés à la protection des cours d’eau transfrontaliers et à la lutte contre la pollution.
Elle a surtout rappelé que l’eau ne représente plus uniquement une ressource indispensable à la vie, mais constitue désormais un enjeu stratégique majeur. La sécurité hydrique est, selon elle, étroitement liée à la sécurité alimentaire, politique, économique et sociale, ce qui impose une approche anticipative et fondée sur des connaissances scientifiques fiables.
La science au service de la décision
Les travaux du colloque ont débouché sur une série de recommandations et de propositions susceptibles d’éclairer les décisions publiques à partir de données scientifiques précises. À ce titre, Dre Fatima Ayoudj a insisté sur la nécessité de mieux mobiliser les capacités nationales de recherche, les compétences humaines et les structures universitaires pour renforcer la protection des ressources hydriques superficielles et souterraines, notamment celles relevant des bassins transfrontaliers.
Elle a également mis en avant trois priorités : le renforcement de la veille scientifique et technologique, le développement de mécanismes d’alerte précoce et la constitution d’une base de données scientifiques et techniques fiables.
Autant d’outils qui permettraient, selon elle, d’améliorer l’anticipation des risques et de fournir aux décideurs des éléments objectifs pour orienter leurs choix en matière de gestion et de protection de l’eau.
Pour la représentante de la DGRSDT, la mobilisation de la recherche scientifique doit ainsi contribuer à préserver ce patrimoine vital et à garantir aux générations présentes et futures leur droit à un environnement durable.




