Fatima B 

Quatre jours de débats, des centaines de spécialistes mobilisés et une ambition commune : faire de la coopération scientifique un levier essentiel face aux menaces qui pèsent sur les ressources hydriques partagées. La rencontre internationale organisée à l’Université de Tlemcen a réuni des compétences venues de 35 pays autour des enjeux de pollution, de changements climatiques et de préservation des cours d’eau transfrontaliers.

La question de l’eau a été au centre d’un rendez-vous scientifique d’envergure internationale à Tlemcen. Après quatre jours de travaux, le colloque consacré à la protection et à l’utilisation durable des cours d’eau transfrontaliers ainsi qu’à la prévention de la pollution environnementale a clôturé, jeudi soir, ses activités à l’Université Abou Bakr Belkaïd, avec la volonté de donner une nouvelle impulsion aux échanges scientifiques et aux partenariats dans le domaine de la sécurité hydrique.

Organisée du 26 au 29 octobre 2026, en collaboration avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), cette manifestation a rassemblé des chercheurs, universitaires et experts issus de 35 pays. Selon sa présidente, Cherifa Abdelbaki, près de 500 chercheurs et spécialistes ont pris part à cette rencontre, aux côtés d’une vingtaine de représentants des secteurs économiques et sociaux.

Cette mobilisation internationale témoigne de l’intérêt croissant accordé aux problématiques liées à la gestion des ressources hydriques partagées, dans un contexte marqué par les pressions environnementales, les changements climatiques et les risques de contamination des milieux aquatiques.

Sept axes pour croiser les expertises

Les travaux ont été articulés autour de sept grands axes scientifiques couvrant un large éventail de problématiques. Les changements climatiques, la pollution des ressources hydriques, les technologies innovantes et les mécanismes juridiques de protection des cours d’eau transfrontaliers ont notamment alimenté les échanges.

Les participants ont également abordé les enjeux de la coopération régionale, de la sécurité hydrique et de la contribution des universités et des structures de recherche à la préservation des ressources naturelles. La participation citoyenne, la transformation numérique et l’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion de l’eau ont, par ailleurs, constitué des volets importants du programme scientifique.

À travers les conférences, les sessions spécialisées et les ateliers, le colloque a favorisé la confrontation des expériences et le partage des connaissances entre les différentes communautés scientifiques et institutionnelles. Une démarche destinée à rapprocher les approches académiques des préoccupations opérationnelles liées à la protection des bassins hydrographiques partagés.

De l’échange scientifique aux partenariats durables

Pour Cherifa Abdelbaki, l’intérêt de cette manifestation ne réside pas uniquement dans le nombre de participants ou la diversité des nationalités représentées, mais également dans la capacité à valoriser les connaissances échangées et à les traduire en recommandations applicables, en initiatives communes et en partenariats durables.

La clôture de cette édition marque ainsi une étape dans la réflexion collective sur la préservation des ressources hydriques transfrontalières. Elle met surtout en évidence la nécessité de rapprocher davantage les institutions scientifiques, les organismes spécialisés et les acteurs concernés, afin de construire des réponses coordonnées aux défis environnementaux.

Au-delà de sa dimension académique, l’IC-TWEP 2026 aura ainsi placé la coopération scientifique au cœur d’un enjeu qui dépasse les frontières : garantir une gestion durable et équitable de l’eau.